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29 mars 2020 7 29 /03 /mars /2020 08:55

« Seigneur, celui que tu aimes est malade », c’est le message que Marthe et Marie, sœurs de Lazare, envoient à Jésus pour l’en informer et d’attendre son secours. Et voici la réponse de Jésus à propos de la maladie de Lazare, l’une des rares personnes à  propos desquelles l’évangile dit que Jésus l’aimait : « cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de l’homme soit glorifié ». Comment la souffrance humaine peut-elle être un moyen de rendre gloire à Jésus ? On sait que l’un des arguments évoqués et qui passe pour l’une des causes de l’athéisme du siècle dernier aura été l’absurdité de la souffrance. Si Dieu est bon, comment peut-il laisser mourir un être cher ? S’il existe, comment peut-il être indifférent à nos prières et à nos appels ?  C’est, en somme, concilier son amour de Père avec l’apparent abandon de l’humanité. En tout cas, durant le siècle dernier, par la voix de Nietzsche, Dieu a été déclaré mort. Ainsi croyait-on résoudre l’énigme...

Aujourd’hui encore, face à cette pandémie mondiale d’une ampleur jamais atteinte, certaines voix se lèvent pour parler d’une punition du ciel. À l’image du récit du déluge raconté dans le livre de la Genèse, on assisterait à un Dieu vengeur qui veut en découdre avec les méchants. Ainsi, s’il existe, il ne peut avoir qu’une image terrible et dégoûtante, celle d’un Dieu vengeur, impitoyable, en tout cas, inconciliable avec celle d’un Dieu Père. Dans ce cas, il n’y aurait pas de raison de s’attacher à un tel monarque sans cœur.

L’évangile de ce 5è dimanche de carême, comme d’ailleurs Jésus, n’explique pas la souffrance humaine. Jésus vient l’habiter : comme nous, il est remué au plus profond de lui-même et il pleure son ami Lazare. Mais en même temps, par le miracle qu’il opère en ressuscitant Lazare pourtant dans la tombe depuis plus de trois jours, il nous montre que ni la souffrance ni la mort n’ont le dernier mot. « Moi, je suis la résurrection et la vie, dit-il. Celui qui croit en moi ne mourra jamais ». Nous savons pourtant que Lazare est encore mort pour la deuxième fois et la longue liste des personnes tuées par le covid 19 est loin de démentir la triste réalité de la mort qui continue son bonhomme de chemin parmi nous.

En réalité, après la lecture consécutive des pages d’évangiles sur la transfiguration du Seigneur sur la montagne, la réhabilitation de la samaritaine, la guérison de l’aveugle-né, la ‘’résurrection’’ de Lazare est une révélation  par laquelle Jésus annonce sa propre résurrection. Comme le dit la lettre aux Hébreux 2, 14, Jésus vient libérer tous ceux qui, par crainte de la mort, passent leur vie en situation d’esclaves. Et comment ?   – En nous   donnant  l’Esprit de vie. C’est la même parole prophétique qui est prononcée par Ézéchiel : « Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple ».

Ce dimanche nous appelle donc à l’espérance. La méditation sur la fragilité à laquelle cette pandémie nous convie est aussi un appel à nous interroger : sur qui fondons-nous notre espoir ? Mais plus profondément, cet évangile nous offre des mots d’espérance pour tenir dans ce confinement et pour renaître dans notre foi. Invoquons donc avec foi  l’Esprit de Jésus pour qu’il réalise cette œuvre de restauration de notre être profond, qu’il soulage et guérisse les malades, qu’il donne force et sagesse aux membres du corps médical qui sont sur la première ligne du front contre le covid 19.

 

                                                                                                     Abbé Ambroise LONGI

 

Jean (11, 1-45)

Lecture Audio : Cliquez ici

 

« Je suis la résurrection et la vie »

En ce temps-là, il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur. Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider, et tu y retournes ? » Jésus répondit : « N’y a-t‑il pas douze heures dans une journée ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. » Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. » Jésus avait parlé de la mort ; eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil. Alors il leur dit ouvertement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! »
À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Comme Béthanie était tout près de Jérusalem – à une distance de quinze stades (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –, beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère. Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »
Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. » Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus. Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » Alors Jésus se mit à pleurer. Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »
Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. »
Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

 

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28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 12:58

 

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28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 12:40
Bonjour à chacun et à chacune,
Nous voici donc en route pour une quinzaine de jours en confinement. Avec, au coeur de cette quinzaine, la célébration de  la semaine sainte.
Voici quelques lieux possibles de communion en Eglise :
-    Le relevé des bonnes adresses de Sylvie
                                                   
-    Sur le site du diocèse de Namur, vous êtes invités à cliquer sur cette adresse

Dicocèse de Namur

Vous y trouvez pour chaque jour des outils pour la prière

Voici enfin le feuillet préparé pour les enfants et qui concerne la messe de ce dimanche. ( à repiquer dans le fichier que je vais envoyer - 5ème dimanche).
Sylvie a préparé un livret pour la semaine sainte et un autre pour Pâques. Ils seront accessibles dans les prochains jours. Si vous souhaitez les recevoir plus vie via le mail ou sur support papier, n’hésitez pas à faire signe.

Une dernière chose : n’oubliez pas d’ouvrir la rubrique « Solidarité –Haïti »
Bon dimanche !     
 l’abbé Jules SOLOT

Jean (7, 40-53)

Lecture Audio Cliquez ici

Est-ce de Galilée que vient le Christ ?

En ce temps-là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! » D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ? L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? » C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui. Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui. Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? » Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! » Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! »
Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit : « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? » Ils lui répondirent : « Serais-tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! » Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.

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27 mars 2020 5 27 /03 /mars /2020 10:59

27 mars 2020, Vendredi de la quatrième semaine de Carême (Jn 7, 1-2.10.25-30)

Nous sommes déjà dans la deuxième moitié du Carême. Depuis lundi, l’Église nous propose la lecture de l’Évangile selon saint Jean, qui nous accompagnera jusqu’à la Semaine Sainte. L’Évangile d’aujourd’hui reste  caractérisé  par une atmosphère hostile : le Christ parcoure la Galilée parce qu’en Judée on cherche à le tuer.

Malgré le danger auquel il s’expose, il monte à Jérusalem. Dans la Ville sainte, la situation ne s’est pas améliorée et l’évangéliste nous le rappelle : « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ? » Mais ni les menaces, ni l’opposition ne semblent influencer Jésus. Il pénètre jusqu’au cœur du territoire hostile : il monte en Judée, puis à Jérusalem et jusqu’au Temple.

On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue. La tension augmente, le conflit devient dramatique. Jésus est tourné vers le Père, envoyé par lui, il ne fait qu’un avec lui dans la profondeur de la paix.

Malgré cette haine sans raison, Jésus donnera sa vie pour tous ceux qui le font mourir. Mu par l’Esprit Saint, Jésus gagnera le combat de l’Amour, le combat de la Lumière sur les ténèbres. Il demeurera en son Père comme il enseignait dans le Temple; « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas." Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. »

Pierre, Jacques et Jean l’ont vu transfiguré, Jésus a levé le voile un instant. Plus tard, Pierre regardera Jésus Ressuscité, et il s’en remettra à lui : « Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime. » Nous aussi, au milieu des difficultés, nous restons unis à Jésus.

Nous vivons comme Lui dans l’intimité du Père, dans une confiance éperdue en son amour qui nous transforme. En lui, notre cœur s’ancre dans nos "Gethsémani" comme dans nos "Thabor." Nous n’attendons rien d’autre que de vivre en sa présence dans la foi.

« Seigneur, montre-nous le Père ! » (Jn 14, 9) Ouvre nos yeux pour que nous puissions reconnaître sa présence et son amour dans notre vie. Que cette relation avec lui nous soutienne à travers les difficultés et les insécurités que nous rencontrons.

Jean (7, 1-2.10.14.25-30)

Lecture Audio : Cliquez ici

 « On cherchait à l’arrêter, mais son heure n’était pas encore venue »

En ce temps-là, Jésus parcourait la Galilée : il ne voulait pas parcourir la Judée car les Juifs cherchaient à le tuer. La fête juive des Tentes était proche. Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret.
On était déjà au milieu de la semaine de la fête quand Jésus monta au Temple ; et là il enseignait. Quelques habitants de Jérusalem disaient alors : « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ? Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu que c’est lui le Christ ? Mais lui, nous savons d’où il est. Or, le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. » Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas. Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. »
On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue.

 

 

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26 mars 2020 4 26 /03 /mars /2020 10:19

Jean (5, 31-47)

Lecture audio  :   Cliquez sur ce lien

 

« Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance »

En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : « Si c’est moi qui me rends témoignage, mon témoignage n’est pas vrai ; c’est un autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai. Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité. Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés. Jean était la lampe qui brûle et qui brille, et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière. Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir ; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé. Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face, et vous ne laissez pas sa parole demeurer en vous, puisque vous ne croyez pas en celui que le Père a envoyé. Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez y trouver la vie éternelle ; or, ce sont les Écritures qui me rendent témoignage, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! La gloire, je ne la reçois pas des hommes ; d’ailleurs je vous connais : vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu. Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; qu’un autre vienne en son propre nom, celui-là, vous le recevrez ! Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ? Ne pensez pas que c’est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c’est à mon sujet qu’il a écrit. Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles ? »

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25 mars 2020 3 25 /03 /mars /2020 11:01

Appel de la Concertation des Eglises Chrétiennes en Belgique

En ce moment particulier, le pape François, évêque de Rome, a appelé tous les chrétiens à prier ensemble le Notre Père demain, mercredi 25 mars à midi, et a proposé que nous nous unissions dans la prière le vendredi 27 mars à 18 heures, afin que le Seigneur entende "la prière unanime de tous ses disciples qui se préparent à célébrer la victoire du Christ ressuscité".

En tant que président de la Concertation des Églises Chrétiennes en Belgique, je vous demande, comme aux autres Églises chrétiennes qui font partie de cet organisme, de participer à en faire une initiative œcuménique de grande envergure. 

L'Église Protestante Unie de Belgique soutient de tout cœur cette initiative.

Pasteur Steven H. Fuite,
Président de la Concertation des Eglises Chrétiennes en Belgique 

Chers diocésains,

Au moment où j'écris ces lignes (20 mars), la radio annonce qu'en Chine, c'est le deuxième jour qu'aucun cas nouveau n'a été recensé. L'épidémie aura une fin. Tenons en éveil l'espérance !  

Tenons en éveil l'espérance en raison du personnel soignant qui s'investit totalement. Chaque jour à 20 heures, maintes personnes se manifestent aux fenêtres pour les applaudir. Je suggère que, là où c'est indiqué et selon des modalités à déterminer localement, la sonnerie des cloches de nos églises appuie ce mouvement sympathique. 

Tenons en éveil l'espérance en raison de la foi qui nous habite. Sur la croix c'était nos souffrances qu'il portait. Jésus souffre en tout homme qui souffre. Et parce qu'il en est ainsi, nos jours d'épreuve peuvent être des vendredis saints. Et aussi conduire au soleil du matin de Pâques, parce que Jésus nous entraîne dans sa Pâque, son passage. 

Au chapitre 8 de sa lettre aux Romains, saint Paul écrit que "si la création gémit maintenant encore, ses douleurs sont celles d'un enfantement" (cf. v.22). Que vive soit notre espérance malgré les papillons noirs qui peuvent battre devant nos yeux ! 

 Je vous suis proche et vous bénis. 
+ Pierre Warin

 

https://ecp.yusercontent.com/mail?url=https%3A%2F%2Fmcusercontent.com%2Fde4cb7501ab6a091ccbae4c81%2Fimages%2F18529527-f2ff-4dc5-9e0a-e336523a122f.jpg&t=1585072789&ymreqid=7bc3fab7-8dfc-40c4-1cae-480000015b00&sig=YaTOe54.W9TEZGo7.N5uww--~C

Ce mercredi 25 mars


Ce mercredi 25 mars, les chrétiens fêteront l'Annonciation: la Vierge Marie reçoit l'annonce d'une Bonne Nouvelle dans sa vie et pour le monde. Si elle s'interroge, l'ange la rassure: "Rien n'est impossible à Dieu."

En ces temps difficiles, le diocèse de Namur invite tous les chrétiens et, au-delà tous les hommes et femmes de bonne volonté à exprimer, ce 25 mars, par un geste, leur communion et leur soutien avec tous ceux qui souffrent de la pandémie du coronavirus... et avec tous ceux qui s'engagent à la combattre: médecins, infirmiers, soignants, pharmaciens, forces de l'ordre, chercheurs.

Si les églises restent ouvertes, il est demandé à tous de rester à la maison. Aussi, à l'instar des diocèses français nous invitons chacun à allumer une bougie et à la placer à la fenêtre de sa maison en cette belle fête de l'espérance. Une bougie, c'est une lueur d'espérance: espérance que la maladie sera vaincue, espérance que la solidarité l'emportera sur l'égoïsme, espérance aussi que le temps de la passion laissera place aux jours de la résurrection.

Si nous ne pouvons pas célébrer ensemble cette fête, nous pourrons la vivre personnellement, en famille, à la maison. Prions en communion les uns avec les autres, et spécialement avec ceux qui luttent pour la vie dans les hôpitaux de notre pays.

En esprit, déplaçons-nous ce jour-là, par la pensée, aux Sanctuaires de Beauraing où la Vierge Marie, Mère au Coeur d'Or, ouvre les bras pour porter nos prières à Jésus son Fils: "Priez, priez beaucoup, priez toujours" nous dit-elle. Si nous le pouvons, ensemble, en une grande chaîne de prière, nous prierons le chapelet à 18h30, comme à l'époque des apparitions.

Notre-Dame de Beauraing, guérissez les malades!
Notre-Dame de Beauraing, priez pour nous.
+ Pierre Warin, évêque de Namur
Joël Rochette, vicaire général

 

Mercredi 25mars 2020, L’Annonciation du Seigneur(Lc 1, 26-38)

Ce récit de l’Annonciation, nous le connaissons bien. C’est l’instant divin qui, bouleversa l’humanité : L’ange Gabriel se rendit chez Marie pour lui annoncer qu’elle avait été choisie pour être la mère de son Fils. Marie répond librement : « Je suis la servante de Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole. »

Nous aussi nous sommes tous choisis par Dieu pour incarner sa bonté, sa tendresse, sa justice. Il a besoin de nos mains pour continuer les siennes. Il a besoin de nos lèvres pour prononcer ses paroles. L’Esprit Saint nous inspire. Il a besoin de nos yeux pour voir la souffrance humaine et la soulager. Quelle que soit la question qu’il nous pose, il nous invite à lui dire « oui ». A l’instant où nous disons oui, l’amour surgit comme un raz de marée emportant tout sur son passage.

C’est une aventure magnifique qui commence. Il n’y a pas de plus grand honneur que d’être les serviteurs de l’amour. Acceptons-nous la venue du Christ en nous et dans notre vie ? De notre oui dépendra notre futur éternel et la subite transformation de notre esprit et notre quotidien. Porter Dieu en soi et l’offrir au monde a pour conséquence une joie que nul ne peut nous ôter.

Comme la Vierge Marie, Quel que soit notre âge et notre état de santé, Dieu nous confie une mission. Il a besoin de nous et de notre accord. Ne craignons pas : Cette mission est tournée vers le bonheur, le nôtre et celui des hommes. Vivre sous le regard de Dieu c'est savoir que l'on avance avec Jésus et Marie sur un chemin grandiose. Ce chemin nous conduit là où ils sont déjà, dans le ciel de bonheur et de gloire. C'est là qu'ils nous attendent…

Le Carême est là pour nous apprendre à dire le « oui » de Marie ; il est celui de notre baptême. Et en même temps, nous devons continuellement nous l’approprier, le développer, le faire pénétrer dans tous les recoins de notre existence. Marie a accompagné Jésus jusqu’au bout de son chemin terrestre. Soyons sûrs qu’elle nous portera jusqu’au bout de notre effort.

                                                                                      Abbé Joseph KAYEMBE

 

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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 10:26

 

Prière à Notre-Dame de Foy

https://sites.google.com/a/pelefoy.be/sitepublic/_/rsrc/1464634536764/priere-chant/Spiritualit/foy%20notre%20dame%20a%20%281%29.jpeg?height=320&width=240 https://sites.google.com/a/pelefoy.be/sitepublic/_/rsrc/1464634536764/priere-chant/Spiritualit/foy%20notre%20dame%20a%20%281%29.jpeg?height=320&width=240

 

 

Notre-Dame de Foy,

Nous avons quitté nos occupations, pour venir Vous saluer dans le calme de nos campagnes.
Nous Vous remercions pour cette tranquillité, si propice à la prière et à la méditation.
Nous Vous remercions de prendre à cœur nos soucis, nos peines et nos joies.

Notre-Dame de Foy,

Dans l’agitation toujours croissante, soyez l’étoile qui domine la tempête, et qui indique le havre où résident la foi, l’espérance et la charité.

Notre-Dame de Foy,

Donnez-nous une foi aussi solide que le chêne qui Vous cachait dans son creux.
Que notre vie de tous les jours soit le début de la vie éternelle ; donnez-nous cette espérance.
Donnez-nous un amour profond pour tous les hommes, un amour aussi fort que celui qui Vous attache à Jésus.

Notre-Dame de Foy,

Nous confions à votre protection maternelle, tout ce qui nous est cher.
Et maintenant, forts de votre affection, heureux d’avoir retrouvé un peu de sérénité, nous irons, à travers nos frères, à la rencontre de votre Fils Jésus-Christ, Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

Notre-Dame de Foy, priez pour nous !

 

(Imprimatur, Namurci, 15 januari 1984 :
Robert Joseph Mathen, Ep.
Namurcencis)

 

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23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 10:40

Lundi 23 mars 2020, 4ème semaine du Carême (Jn 4, 43-54)

"Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit.

Jésus est revenu à Cana en Galilée. C'est là qu'il avait changé l'eau en vin. Aujourd'hui, l'évangéliste saint Jean nous parle d'un nouveau miracle ou plutôt d'un nouveau signe. Il ne s'agit plus d'un problème matériel (manque de vin) mais d'une vie humaine qui est en danger. Nous remarquons d'abord que Jésus ne se rend pas directement chez le malade.

Il lui rend la santé sans bouger de Cana. Reconnaissant la foi de son interlocuteur, il lui dit : "va ton fils vit."  La distance n’est pas un problème pour ce père qui croit. La foi, comme la vie, doit progresser, sinon elle meurt. L'évangéliste signale trois étapes dans la progression de la foi du fonctionnaire.

L'homme vient vers Jésus, animé par une foi fondée sur sa réputation de thaumaturge, "faiseur de miracles". Il croit par la suite à la parole de Jésus, qui annonce la réalité du signe. L'officier retourne chez lui avec comme seule garantie la parole de Jésus, "Ton fils vit". Sa foi est devenue obéissance et reddition de lui-même. Enfin la foi constate la réalité historique du signe et adhère globalement au Christ, sans condition, ni limitation.

Cet évangile est un témoignage poignant que la richesse matérielle et le pouvoir temporel à eux seuls ne suffisent pas pour surmonter nos difficultés. C’est par la foi en Jésus Christ que nous avons toutes les guérisons spirituelles et physiques. Cela nous rappelle aussi que, tous, nous pouvons faire beaucoup de bien à distance, sans devoir être présents à l'endroit où l'on sollicite notre générosité.

Le Carême nous adresse un appel à Croire en Jésus sauveur de l'humanité. Forts de cette foi, nous pourrons coopérer à cette œuvre de Dieu, même à distance

 

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22 mars 2020 7 22 /03 /mars /2020 10:44
Laetare
Laetare
Laetare

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21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 12:28

En ces temps très particuliers,

CathoBel veut plus que jamais rompre la logique de l’isolement et renforcer grâce à nos médias, les liens entre nous.Pour ce faire, exceptionnellement, chacun pourra profiter du contenu du journal Dimanche, en version PDF, gratuitement pendant 3 mois.

 

 

Dimanche en PDF - Le site de l'Eglise Catholique en Belgique

 

SAMEDI 21 mars 2020

Os 6, 1 – 6

Ps 50 (51), 3 – 4, 18 – 19,  20 – 21ab

Luc 18, 9 – 14

 

Comment être juste aux yeux de Dieu ? En fait, pendant cette période de confinement jamais vécu, cette première question revient à une autre : comment vivre, dans ce contexte difficile d’enfermement, de manière profitable ce saint temps de carême ? Alors que tout s’arrête : églises, écoles, diverses activités récréatives, saint Luc nous donne une réponse : entrer dans son cœur et crier vers le Seigneur dans la vérité de sa vie. Telle est la prière dont Jésus fait l’éloge ; celle du publicain qui n’a rien à expliquer à Dieu, là même où le monologue  du pharisien se mue en une exaltation de sa personne (Je, je...) Jésus admire la profondeur de cette prière qui n’a pas besoin d’un flot de paroles. Elle est toute simple : ‘’Mon Dieu, montre-moi favorable au pécheur que je suis’’. Mais les gestes qui l’accompagnent sont également tout simples : se frapper la poitrine, ne pas oser lever les yeux vers le ciel. Une attitude qui en dit long sur la profondeur de cette prière qui justifie. Car, l’homme ne devient pas juste par ses seules forces et prier n’est pas une revendication. Aussi paradoxale que cela paraisse, la justification est un don gratuit que Dieu offre à ceux qui l’implorent humblement, qui répandent leur être avec ses misères et ses faiblesses devant l’immensité de son amour.

En ce temps de confinement, nous avons besoin de retrouver cette profondeur. Et la solitude peut alors devenir l’opportunité d’entrer en intimité profonde avec le Seigneur, avec nos proches, avec ceux qui sont touchés le Covid 19 ainsi que tous ceux qui luttent pour juguler cette pandémie. Vécu dans des conditions difficiles, ce carême nous interroge : que faisons-nous de notre solitude ? Un gaspillage intégral ou une aubaine pour enrichir notre cœur aux trésors d’amour du Seigneur par la prière et des gestes qui consolent les autres ?

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