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20 avril 2020 1 20 /04 /avril /2020 10:05

 

Le 20 avril 2020,  Lundi de  la 2e  semaine de Pâques (Jean 3, 1-8)

Nicodème vient trouver Jésus pendant la nuit; cette nuit c'est aussi celle des questionnements, des incertitudes, des doutes. Nicodème est vraiment dans l'obscurité. C'est le vide.Le fait qu’il vienne durant la nuit denote aussi qu’il avait peur d’être jugé par ses proches.

La nuit démontre  le combat entre les ténèbres et la Lumière. Pas facile de mourir à ses idées préconçues, à toute une éducation. Mais Nicodème nous apprend la bonne démarche à suivre : Venir à Jésus, même de nuit, et oser lui poser nos questions..

Nicodème, comme chacun de nous, reçois les paroles de Jésus d’une façon matérielle ! Il n’est pas facile, pour nous qui cheminons dans la nuit comme Nicodème, de comprendre ce que veut dire Jésus !

"Comment est-il possible de naître quand on est déjà vieux ? Cependant Nicodème est attentif à ce que Dieu fait par Jésus, il cherche la vérité de ses paroles. C'est aussi une manière d'entrer dans la prière.

Et Jésus nous répond que pour voir le règne de Dieu, il nous faut "RENAITRE" ; c'est par la foi que nous accédons à un mode d'existence totalement nouveau ; c'est la vie de Dieu dans l'homme. Pour renaître, il nous faut vivre une mort à nos idées propres, à notre propre volonté. Il faut consentir à nous abandonner à l’action de l’Esprit Saint.  Être baptisé, c'est renaître ; c'est comme si tout recommençait : c'est une résurrection. Tout cela, c'est l'œuvre de l'Esprit Saint.

Baptisés, nous entrons dans une naissance nouvelle, librement, à la manière du vent : « Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu’il fait, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. » Nous demandons à Dieu d’étendre la main sur nous dans les moments de nuit et de souffrance car aucun moment de notre vie ne lui est indifférent.

C’est pour quoi dans la première  lecture d’aujourd’hui (Ac 4, 23-31) quand Pierre et Jean eurent fini de prier, le lieu où ils étaient réunis se mit à trembler, ils furent tous remplis du Saint-Esprit et ils disaient la parole de Dieu avec assurance.

Tous ensemble, peuple de baptisés dans le Christ, nous cheminons vers la source. Dans la tendresse de Dieu nos pas se pressent vers le Royaume de Dieu.

 

Jean (3, 1-8)

 

Parole & Evangile en lecture audio

 

« Personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu »

Il y avait un homme, un pharisien nommé Nicodème ; c’était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit : « Rabbi, nous le savons, c’est de la part de Dieu que tu es venu comme un maître qui enseigne, car personne ne peut accomplir les signes que toi, tu accomplis, si Dieu n’est pas avec lui. » Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : à moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu. » Nicodème lui répliqua : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère et renaître ? » Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t’ai dit : il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. »

 

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19 avril 2020 7 19 /04 /avril /2020 10:06

 

 

DIMANCHE DE LA MISÉRICORDE DIVINE

Actes 2, 42 – 47

Psaume 117(118), 2 – 4, 13 – 15b, 22 – 24

1ère Lettre de Pierre 1, 3 – 9

Jean 20, 19 – 31

MÉDITATION

« Oser le défi de l’espérance face à la honte de sa fragilité »

 

L’histoire de Jésus ne cessera d’émerveiller ceux qui désirent enrichir leur cœur au trésor d’amour du cœur de Dieu, révélé en Jésus-Christ. Elle commence par l’annonce faite à une fille ‘’prédestinée’’ – Immaculée conception – mais qui n’a pas perdu sa liberté de dire ‘’oui’’ ou de rejeter la mission de Dieu. Ainsi le Christ est engendré dans le cœur de Marie, par la foi, avant de l’enfanter dans sa chair. La première annonce de la résurrection, quant à elle, est faite à une autre femme, celle-ci, Marie Madeleine, une prostitué pardonnée et libérée de sept démons. Entre les deux, c’est la Passion de Jésus au double sens du mot : comme souffrance et comme obsession. Mais dans l’un comme dans l’autre cas, il s’agit d’un cœur qui brûle d’un désir  très fort, celui d’attirer les hommes, pour les transformer en brasiers d’amour qui réchauffent les cœurs d’autres personnes, refroidis par la maladie, la solitude, la misère, et/ou endurcis par les déceptions,  le doute...

En Marie Madeleine, Jésus annonce les couleurs de sa résurrection à tous les blessés de la vie – portés à se marginaliser –  que l’espoir est possible ; ni les condamnations des autres ni la honte de soi-même ne peuvent avoir le dessus. Bien plus, la résurrection est une force de transformation. Certes, la personnalité extérieure ne change pas, mais c’est l’homme intérieur qui change. On devient plus libre. La face du monde n’est pas changée avec la résurrection du Christ, cependant on adopte une façon de vivre qui est signe d’une transformation profonde. Tel est le chantier pascal.

C’est, en effet, le sens de la PAIX que le Christ donne à ses disciples – et cela, par trois fois. Une paix face à trois peurs ou formes de gênes. Premièrement, au niveau du groupe, la crainte des représailles des juifs. Pour avoir tué leur maître, ces derniers pouvaient à tout moment s’engager à exterminer le groupe. Ensuite, chacun individuellement, la honte d’avoir laissé tomber leur ami au moment où il avait le plus besoin de leur amitié et de leur soutien;  eux ont préféré sauver leur peau. Enfin, la peur  des remontrances de Jésus qui pourrait leur rappeler leurs vaines promesses de fidélité indéfectible. Rien de tel quand il leur apparaît : il leur la PAIX du PARDON sans condition ; il leur donne l’ESPRIT SAINT – on dirait même qu’il renouvelle leurs esprits et leurs cœurs – et il les envoie témoigner de la force de l’amour. La première communauté va oser TÉMOIGNER  de l’espérance qui l’habite grâce à la prière et au partage du pain et des biens.

PÂQUES rime avec la joie du pardon. Le PARDON qui libère ouvre à l’ESPÉRANCE. Cette espérance même qui a été l’objet de la prière de Saint Claude  La Colombière :

« Les hommes peuvent me dépouiller et des biens et de l'honneur, les maladies peuvent m'ôter les forces et les moyens de te servir, je puis même perdre ta grâce par le péché; mais jamais je ne perdrai mon espérance, je la conserverai jusqu'au dernier moment de ma vie, et tous les démons de l'enfer feront à ce moment de vains efforts pour me l'arracher : « Dans la paix, moi aussi, je me couche et je dors ». Certains peuvent attendre leur bonheur de leurs richesses ou de leurs talents, d'autres s'appuyer sur l'innocence de leur vie, ou sur la rigueur de leurs pénitences, ou sur le nombre de leurs aumônes, ou sur la ferveur de leurs prières. Pour moi, Seigneur, toute ma confiance, c'est ma confiance même ; cette confiance ne trompe jamais personne. Je suis donc assuré que je serai éternellement heureux, parce que j'espère fermement de l'être, et que c'est de toi, ô mon Dieu, que je l'espère. Amen.»

 

Jean (20, 19-31)

 

 

Parole & Evangile en lecture audio

 

« Huit jours plus tard, Jésus vient »

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »
Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom
.

 

 

 

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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 11:32

Réflexion d’un paroissien sur le Jeudi saint

 

Une Pâques intérieure !

Pour la première fois dans l’histoire, les chrétiens ont été amenés à vivre la pâque confinés dans leur maison. Ils ont ainsi rejoint leurs frères juifs qui, depuis la nuit des temps, fêtent la pâque juive en se remémorant leurs ancêtres, enfermés dans leur maison, protégés par le sang de l’agneau avec lequel ils ont scellé leur porte, tandis qu’à l’extérieur la dernière plaie achève d’anéantir l’Egypte. Egypte en hébreux se dit ‘Mitzraïm’, mot qui signifie ‘limite’, ‘enfermement’. Les pâques juive et chrétienne disent la même chose, mais si la pâque juive semble parler d'une libération extérieure (les fils d’Israël sont libérés du joug des égyptiens qui sont à extérieur), la pâque chrétienne montre que le véritable exode est intérieur. Pharaon est l’image de notre égo qui est assis sur le trône de notre cœur et qui nous tient captifs, et l’Egypte celle des systèmes politiques, économiques, idéologiques et hélas souvent religieux qui enferment la planète et l’asphyxient de plus en plus. Puissions-nous relire et mieux comprendre les récits tant de l’Ancien que du Nouveau Testament.

                                                                              Christophe Dehem

 

 

 

 

 

Méditation – Samedi de l'Octave de Pâques

 

L'évangile d'aujourd'hui (Mc 16,9-15) évoque une série d'apparitions du Ressuscité (elles ne viennent d'ailleurs pas toutes de l'évangile de Marc puisque, par exemple, le récit des disciples d'Emmaüs renvoie au texte de Luc ; 24,13-35). Le texte nous rapporte à plusieurs reprises la lenteur de la foi des disciples, leur incrédulité, leur endurcissement du cœur. Mais quel mystère pour notre foi : pourquoi certains croient et d'autres pas ? La parole du témoin n'est rien sans l'expérience personnelle du Christ Ressuscité. La rencontre n'advient pas par les raisonnements et les preuves, elle est impalpable. Elle se fait lorsque les yeux de la foi s'ouvrent sur une présence autre, transformante et resplendissante. "Il est grand le mystère de la foi".

 

Malgré leur lenteur, remarquons que le Christ se fait proche de ses disciples, il ne les laisse pas seuls et les invite à poursuivre la route avec lui. Le Seigneur Jésus est patient avec nous et nous accompagne chaque jour, si nous le voulons bien. Mais il nous envoie aussi en mission : "Allez !", yallah !

 

"Allez dans le monde entier. Proclamez l'Evangile à toute la création". L'accent principal de l'évangile porte aujourd'hui sur la mission universelle. Il ne s'agit plus seulement de porter la nouvelle à Pierre et aux autres disciples rassemblés à Jérusalem, mais de partir dans le monde entier et de proclamer la victoire de Jésus à toute la création. Cette Bonne Nouvelle doit être criée, haut et fort, à tous ! "Le Christ est ressuscité ! Il nous sauve de la mort ! Il nous précède sur nos routes d'aujourd'hui ! Il est à jamais vivant !". Malgré la lenteur de notre foi et l'incrédulité de notre cœur certains jours, le Seigneur nous confie l'annonce de son Evangile de salut à toute l'humanité. Jésus nous confie la flamme qui peut allumer dans le monde l'incendie de la charité. La mission est belle, urgente et décisive : soyons-en les humbles témoins !

 

Aussi, ce témoignage au monde s'enracine dans un "être-avec-Jésus" (cf. Mc 3,14) qui, en retour, ouvre aux autres pour transformer les relations qui font l'histoire. Suivre le Christ, ce n'est donc pas se rassasier de sa présence, uniquement pour moi et moi seul ; c'est l'offrir en partage à d'autres ; c'est le faire connaître ; c'est en rayonner pleinement autour de nous, chacun selon sa vocation propre.

 

C'est dans une authentique "suivance" (si le mot existait) du Christ que tout peut s'éclairer d'un jour nouveau… A l'exemple des disciples, le Seigneur Jésus nous demande à nous aussi de faire courageusement le choix d'une vie semblable à la sienne. Nous sommes ainsi invités à relire l'Evangile pour notre propre compte, en accompagnant le Seigneur, pas à pas, sur nos routes d'aujourd'hui ! Tout doit être lu dans cette perspective, avec la conviction que Jésus parle aujourd'hui encore à ses amis, qu'il les appelle comme il les appelait autrefois sur les bords du lac ou sur la montagne. Aujourd'hui encore, le Seigneur vit, appelle, annonce, exige, invite, aime, transfigure, ressuscite. Il vit dans tous ceux qui sont unis pour faire corps avec lui, autour de lui. Il vit dans l'Eglise et par ses sacrements. Le Ressuscité nous rencontre et nous appelle là où nous sommes, là où nous en sommes. C'est là et à partir de là qu'il nous invite à croire, à le suivre et à témoigner… Il nous offre de marcher derrière lui, de faire avec lui un bout de chemin, en toute confiance.

 

Soyons sereins et confiants : le Seigneur Jésus ne nous laisse pas seul, il nous accompagne, comme il a accompagné ses premiers disciples. Il relève avec nous le défi de l'annonce du Royaume à toutes les nations. Il est partie prenante de tous nos défis pour l'évangélisation de notre monde. Notre cause est la sienne ; sa mission est la nôtre. Avec lui, qu'y a-t-il alors d'impossible puisqu'il est avec nous "tous les jours et jusqu'à la fin des temps" (Mt 28,20) ?

 

 

Marc (16, 9-15)

 

Parole et Evangile en lecture audio

 

« Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile »

Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d’abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons. Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient. Quand ils entendirent que Jésus était vivant et qu’elle l’avait vu, ils refusèrent de croire. Après cela, il se manifesta sous un autre aspect à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Ceux-ci revinrent l’annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus. Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table : il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient contemplé ressuscité. Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. »

 

 

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 11:07

Le 17 avril 2020, Vendredi dans l'Octave de Pâques(Jean 21, 1-14)

Pierre et ses amis prennent la décision d'aller à la pêche, une pêche qui s'est avérée infructueuse. C'est dans cette situation d'échec que Jésus rejoint ses disciples. Il leur fait recommencer leur pêche ; et là, le résultat dépasse toutes leurs espérances.

Pierre sera confirmé dans sa mission de pêcheurs d'hommes. Mais il devra comprendre que le principal travail c'est Jésus qui le fait. Et c'est toujours vrai pour nous aujourd'hui : il est à l'œuvre ; nous, nous ne sommes que des instruments entre ses mains.

Pierre était un homme très fougueux. Il devra accepter qu'un autre que lui-même dirige sa vie. C'est Jésus qui a l'initiative. Il ne demande qu'une chose à Pierre, c'est de l'aimer plus que tous les autres disciples et être prêt à souffrir pour le suivre.

Lui-même, qui avait renié son Maître trois fois de suite, se trouvait dans une situation très inconfortable. Mais Jésus va lui offrir d'en sortir ; Pierre va pouvoir lui dire trois fois de suite son amour ; Jésus fera de lui le berger de son troupeau.

La miséricorde du Christ n'a pas changé. Elle nous est offerte à tous. Quand tout va mal, il est là sur le rivage. Bien souvent, nous ne le reconnaissons pas. Pour le reconnaître, il faut avoir fait le passage de la foi pascale, comme Pierre.

Si nous sommes trop encombrés par nos soucis et par tout ce qui nous retient loin de lui, nous serons incapables de le reconnaître. Mais la miséricorde du Christ ne connaît pas de limites. Il est toujours là où nous en sommes pour raviver notre espérance.

Jésus ressuscité a demandé aux apôtres de repartir pêcher, avec l’ordre de jeter le filet à droite de la barque. C’est là qu’ils ont trouvé une grande quantité de poissons. Lorsque la vie nous paraît terne, décevante, insatisfaisante, Jésus nous demande de revisiter ces situations.

Il nous fait jeter un nouveau regard sur notre quotidien,(ce confinement prolonge’) le regard de la foi. C’est à l’aide de ce regard que nous pouvons reconnaître les signes de la présence active de Ressuscité.

Comme Pierre nous somme invités à plonger et à lui faire confiance sur parole. Avec lui, nous sommes envoyés dans le monde pour témoigner de cette foi qui nous anime. C'est à tous les hommes du monde entier que le Christ ressuscité veut manifester sa miséricorde.

Lui-même nous a dit qu'il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. S'il a donné sa vie sur la croix, c'est pour nous et pour la multitude.

Jean (21, 1-14)

 

Parole & Evangile en lecture Audio

 

« Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson »

En ce temps-là, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment. Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.
Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau. Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres.
Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. » Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré. Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson.
C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples.

 

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 10:18

Jeudi 16 avril: jeudi de la semaine de Pâques

 

C'est Pâques! Pour la prière de l'Eglise, nous vivons un dimanche qui dure huit jours, l'octave de Pâques.

Dans l'homélie de la messe de ce matin au Vatican, le pape François a mis l'accent sur la joie, don de l'Esprit. L'Esprit remplit de joie et cette joie pousse à témoigner de cet amour inconditionnel de Dieu manifesté en Jésus, le bon berger.

 

Je vous propose de prier le psaume 22. Dès les débuts de l'Eglise ce psaume a nourri intensément la prière des chrétiens car il évoque les trois grands sacrements qui fondent une vie de disciple: 

- le baptême qui nous greffe sur le Christ: "il me désaltère"

- la confirmation: "tu me bénis d'une onction de bonheur"

- l'eucharistie: "tu as préparé un banquet de noces"

 

Voici ce psaume réécrit pas Stan Rougier   ( "Montre-moi ton visage", DDB, 1995 )

 

Le Seigneur est mon berger. Je ne manque de rien.

 

Il me conduit jusqu'aux verts pâturages, il me mène vers les sources.

 

Là, il me désaltère. Il rajeunit mon âme.

Il me guide sur les sentiers de justice, pour l'honneur de son Nom.

 

Si je traverse le ravin de la mort, je ne crains rien.

Près de moi, ton bâton de pasteur est là qui me rassure.

 

Devant moi, au nez de mes détracteurs, tu as préparé un banquet de noces.

Tu me bénis d'une onction de bonheur, et ma joie déborde.

 

Oui, la tendresse de Dieu et sa fidélité m'accompagnent chaque jour de ma vie.

Sa maison est ma maison pour la durée de mes jours. 

 

Luc (24, 35-48)

Parole et Evangile en lecture Audio

 

 

« Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour »

En ce temps-là, les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! » Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. » Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux. Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : “Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.” » Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins. »

 

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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 10:06

Le 15 avril 2020  Mercredi de Pâques (Luc 24, 13-35)

Les disciples d'Emmaüs

Cet Évangile des disciples d'Emmaüs nous croyons bien le connaître car nous l'avons entendu souvent. Mais il nous faut sans cesse le relire avec un regard neuf car il reste inépuisable. Ces deux disciples complètement désemparés qui retournent dans leur village c'est chacun de nous. Nous aussi, nous sommes parfois marqués par la tristesse.  

Notre vie de tous les jours est souvent une défaite : c'est la défaite de l'Évangile pour les persécutés, les pauvres, les victimes de la violence, du covi19, des guerres, de la solitude et d'abandon. Cette défaite c'est aussi quand nous disons qu'au point où nous en sommes, il n'y a plus d'espoir possible.

Mais voilà que sur le chemin des disciples, Jésus lui-même s'approche et les rejoint. Il leur pose des questions et il les écoute parler de leur déception et de leur tristesse. Puis il intervient pour leur expliquer les Écritures, Moïse et les prophètes.

C'est aussi important pour nous : accueillir le Christ et son Évangile, nous laisser éclairer par lui, tout cela ne peut que changer notre vie. Mais il y a une autre étape absolument essentielle : c'est la demande des disciples : "Reste avec nous". Une telle rencontre ne peut pas s'arrêter ainsi, car avec Toi le désespoir cède la place à l'espérance.

Jésus entre donc pour rester avec eux. L'Évangile nous parle d'un repas, d'un pain rompu et distribué. Alors leur yeux s’ouvrent et ils le reconnaissent. Comme pour les disciples, notre foi au Christ ressuscité a besoin d'être réchauffée par la Parole de Dieu et le Pain Eucharistique.

Le Christ ressuscité nous rejoint au cœur de nos vies et se donne à nous pour nous ouvrir un chemin d'espérance. Seigneur, en ces lendemains de Pâques, nous avons du mal à te reconnaître sur nos routes humaines en cette periode de confinement du au covid 19. Reste avec nous. Fais-nous voir la clarté de ton visage afin que nous devenions de vrais témoins de ton amour.

 

 

 

Luc (24, 13-35)

Parole et Evangile Lecture Audio

 

 

Il se fit reconnaître par eux à la fraction du pain

Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.
Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. » Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. » Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait.
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.
Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

 

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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 10:28

Méditation – Mardi de l'Octave de Pâques

 

Profitant de ce temps de confinement pour pratiquer un peu de sport, j'arpente quotidiennement les chemins namurois longeant la Sambre en marchant ou en courant, selon l'humeur. L'esprit voltige souvent dans les airs, la prière jalonne les (kilo)mètres parcourus et… le témoignage à rendre à la Résurrection m'interpelle… N'est-elle pas en effet le cœur de notre foi ? Ne devrait-elle donc pas occuper tous nos projets pastoraux : comment témoigner toujours davantage de la Résurrection ? C'est alors l'image de la course (que je parcoure) qui me saute aux yeux. Le témoignage qu'ont rendu les premiers Apôtres ne pourrait-il pas être comparé à une "course-relais" ?

 

Après m'être quelque peu informé sur la question, je me rends compte que ce n'est pas une mince affaire… En réalité, il faut savoir que ce ne sont pas toujours les athlètes les plus rapides qui remportent les courses de relais. Comment l'expliquer ? Quel est l'instant décisif en relais ? C'est la transmission du témoin. Le "témoin" - appelé également "bâton de relais" - est cette pièce de bois, de PVC ou d'aluminium que le coureur précédent transmet à celui qui va poursuivre la course. Ainsi, les expressions telles que "passer le témoin" ou "passer le relais" veulent signifier cela : il s'agit de confier à quelqu'un d'autre la poursuite d'une action déjà commencée, il s'agit de témoi(n)-gner !

 

Et là s'éclaire pour moi ce qu'a été le témoignage des premiers Apôtres. Il s'agissait de passer le témoin de la Bonne Nouvelle qui les habitait au plus profond d'eux : le Seigneur Jésus, le Fils de Dieu, est ressuscité ; Il est vivant pour toujours ; Il a détruit la mort ; Il nous appelle à la Vie, "par Lui, avec Lui et en Lui". Aujourd'hui, l'évangile nous présente la figure de Marie-Madeleine, enfermée dans sa douleur. Les prochains jours nous montreront d'autres personnes à qui le Ressuscité apparaîtra : les disciples d'Emmaüs sur le chemin de leur désillusion, les Onze apôtres réunis au Cénacle, d'autres disciples sur le bord de la mer de Tibériade.

 

Aujourd'hui, Marie-Madeleine "a vu le Seigneur". Quel devait être son étonnement, elle qui se tenait en pleurs au-dehors du tombeau ! Cependant, poussée de l'intérieur, elle se penche vers le tombeau et découvre qu'il n'est pas vide. A la place du corps, elle voit deux anges qui lui adressent la parole : "Femme, pourquoi pleures-tu ?". A travers cette demande perce déjà la Bonne Nouvelle : "Marie, tu n'as plus de raison de pleurer : cherche et tu trouveras ; mais ne cherche pas parmi les morts celui qui est vivant ! Il n'y a plus ici de cadavre. Regarde plus attentivement, ou plutôt : change ton regard ! Témoigne !".

 

Le témoignage des deux messagers est alors cristallisé par l'apparition du Seigneur Jésus lui-même qui lui pose exactement la même question que les deux anges : "Femme, pourquoi pleures-tu ?". Mais le Christ d'ajouter : "Qui cherches-tu ?". Marie-Madeleine ne reconnait pas encore le Ressuscité : elle le prend pour le jardinier, elle est absorbée par son chagrin, elle n'y voit plus clair.

 

"Marie !". En la nommant ainsi, Jésus l'appelle à la foi, à entrer dans un regard et une écoute de foi. Il lui passe définitivement le témoin de la foi, il l'invite et la presse au témoignage, il la pousse à aller de l'avant en ne se laissant pas submerger par l'émotion.

 

Après que Jésus l'ait appelée par son nom, Marie "se tourne" à nouveau nous dit l'évangéliste. Si l'on se souvient qu'elle s'était d'abord détournée du tombeau pour aborder le soi-disant gardien, ce second demi-tour la ramène donc face à la tombe ! Retour à la case départ ? Non, car ses yeux peuvent maintenant s'ouvrir à la présence du Vivant glorieux et recevoir de Lui le témoin, le bâton de relais.

 

Elle a reçu entre ses mains le témoin de la Bonne Nouvelle. Elle est invitée à en être le relais. A présent, elle s'empresse, en toute hâte, de l'offrir à d'autres. Le témoignage est devenu sien, elle veut et peut maintenant le partager, tel un cadeau précieux à déballer. A nous aussi, il nous est offert ce témoignage, et il nous est demandé de "passer le témoin" à notre tour, de toucher des personnes afin qu'elles puissent s'éveiller à l'Evangile, afin qu'elles puissent ressusciter avec le Christ qui se donne à nous à chaque instant. Non, le Seigneur Ressuscité n'est pas confiné, Lui ! Accueillons la nouveauté de sa présence qui vient habiter nos tombeaux d'aujourd'hui, et soyons-en les humbles témoins, "pour la gloire de Dieu et le salut du monde".

 

Belle et sainte fête de Pâques à chacun(e), dans la joie du Christ Ressuscité !

Q.C.

 

Jean (20, 11-18)

 

Parole et Evangile Lecture Audio

 

 

« “J’ai vu le Seigneur !”, et elle raconta ce qu’il lui avait dit »

En ce temps-là, Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. » Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître. Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

 

 

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 09:41

Le 13 avril 2020 Lundi - Octave de Pâques (Matthieu 28, 8-15)

Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Les femmes viennent de recevoir la première annonce de la Résurrection. « Tremblantes et toutes joyeuses, » elles courent porter la nouvelle aux disciples, comme l’Ange le leur a ordonné.

C’est sur ce chemin de l’humble obéissance et de la foi partagée que Jésus vient à leur rencontre et se fait reconnaître. Jésus confirme les paroles de l’Ange ainsi que leur mission. L’annonce de la Résurrection est un appel à rejoindre Jésus afin de le contempler là où il se donne à « voir. »

Dieu est « avec nous, pour toujours, jusqu’à la fin du monde. » Nous laissons la joie de Pâques nous envahir dans la résurrection de Jésus. Les femmes expriment notre attitude la plus profonde, celle de l’adoration. Avec Marie Madeleine et l’autre Marie nous voulons grandir dans la foi en la Résurrection. Nous plaçons notre confiance en la promesse de vie éternelle.

Ce récit de la Résurrection du Christ retrace deux attitudes face à cet événement : d’un côté, les femmes remplies de joie affirmant cette Résurrection et, à l’opposé, celles des gardiens du tombeau soudoyés par les chefs des prêtres, affirmant que le Christ n’était pas ressuscité mais que les apôtres avaient dérobé son corps après la mise au tombeau.

Après avoir rencontré le Christ, les femmes manifestent leur joie profonde : elles l’ont vu et il leur a parlé, tandis que les gardiens sont fermes sur leur attitude mensongère, faisant passer Jésus pour un imposteur.

Or voilà que Jésus lui-même les rejoint sur leur route. Il les charge de demander à ses disciples de se rendre en Galilée. Cette région est un carrefour des païens ; elle devient une terre de mission. C'est là que les disciples le rencontreront.

Voir et rencontrer le Christ est une étape importante pour eux. Nous, disciples du Christ, nous sommes envoyés comme apôtres pour être les messagers de cette bonne nouvelle dans le monde d'aujourd'hui.

Laissons sa Vie vivifier la nôtre et renouvelons la grâce de notre baptême. Devenons ses apôtres et ses disciples. Guidés par l'amour, annonçons partout notre bonheur de croire en Jésus-Christ. Soyons les témoins joyeux et pleins d'espérance de sa Résurrection.

 

Matthieu (28, 8-15)

 

Parole et Evangile Lecture audio

 

« Allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront »

En ce temps-là, quand les femmes eurent entendu les paroles de l’ange, vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. » Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des gardes allèrent en ville annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé. Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en disant : « Voici ce que vous direz : “Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.” Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. » Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions. Et cette explication s’est propagée chez les Juifs jusqu’à aujourd’hui.

 

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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 11:09

Ce foutu virus secoue le monde entier.  « Souffrances » et « solidarités » nous plongent tous en pleine humanité, loin des artifices de toutes sortes.  C’est dans un cœur  de chair que les chrétiens accueillent la lumière de Pâques. Non pas la lumière qui éblouit, mais la lumière qui telle une veilleuse éclaire toutes les obscurités, balise le chemin de l’Amour,  ouvre de nouveaux horizons….toujours !

« Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! » C’est la salutation des chrétiens d’Orient !  Que cette victoire de l’Amour sur le Mal et la Mort apporte à beaucoup un surcroît de paix, de courage et de joie ! Belle journée de Pâques !     J.SOLOT

 

DIMANCHE DE PÂQUES

Actes des Apôtres 10, 34a. 37 -  43

Ps 117 (118), 1. 2, 16 – 17, 22 – 23

Lettre aux Colossiens 3, 1 – 4 ou la première lettre aux Corinthiens 5, 6b – 8

Jean 20, 1 – 9

Méditation

 

‘’Saisir la chance de la paix et d’une nouvelle vie’’

 

Après la plus liturgie de la veillée pascale au cours laquelle a retenti en plein milieu de la nuit le chant de la victoire – ALLELUIA – nous voilà entraînés dans la victoire de Christ : Il est ressuscité d’entre les morts ; la mort n’a pas le dernier mot. Et sa victoire sur la mort est surtout la victoire sur notre péché qui l’aura conduit à prendre à bras le corps notre destin. L’histoire a désormais un avant et un après. « Christ est ressuscité ! Alleluia, aux morts il a rendu la vie ». Par son sang versé, il scelle une nouvelle Alliance – bien plus qu’une amitié, il devient tellement l’un des nous que, par sa mort, il arrache le venin qui empoisonne nos vies,  et, par sa résurrection, il sème en nous le germe de l’immortalité. Nous devenons éternels.

De même qu’aucun cadeau n’a de valeur tant qu’il n’est pas reçu avec gratitude pour ce qu’il est, de même, la grâce de Jésus est là, donnée gracieusement, ne peut avoir d’effet en nous sans un OUI engagé de notre part. C’est par la foi qui sort de nos lèvres, l’espérance qui réjouit notre regard vers l’avenir, l’amour vécu qui cimente le lien de fraternité entre nous et la prière, lieu de notre offrande pour les uns pour autres que nous entrons dans la PÂQUES de Jésus. PÂQUES, PASSAGE d’un mode de vie à un autre. On dirait même aujourd’hui, opérer la transition écologique… Par sa PÂQUES, Jésus est passé de la vie terrestre, en chair et en os, à la vie en Dieu. Aussi la PÂQUES de Jésus qui rime-t-elle avec un changement de vie, un appel à la conversion pour des hommes et des femmes d’aujourd’hui, en vue d’une vie nouvelle dans le Seigneur. Certes, ce passage, comme chrétiens, nous le vivons, symboliquement dans le baptême. Il s’agit de le raviver en rejetant toute espèce de ‘’vieux ferments’’ qui pourrissent nos vies et celles des autres.

Le temps de confinement a curieusement coïncidé avec le temps de carême et prendra sans doute fin durant le temps de pâques. Cette expérience nous révèle notre fragilité. Et pour la première fois, l’humanité s’est sentie solidaire. À travers des initiatives louables et rénovantes, il est apparu qu’il est possible de vivre autrement, qu’un autre monde est possible ; celui qui donne priorité  à la fraternité, à la famille, au service des plus faibles, à l’hygiène, à la santé, à l’alimentation, bref au bien-être de tous. Que tant d’énergie capitalisée ne se perde pas. S’il est un vœu à formuler, c’est celui prononcé par le père Raniero Cantalamessa, à la prière du Vendredi saint dans la basilique saint Pierre. Face à la crainte de la récession après la crise du covid-19,  il donne un message d’espoir : Laissons à la génération qui viendra un monde plus pauvre en choses et en argent, au besoin, mais plus riche en humanité (…) Nous aussi, après ces jours (de confinement) que nous espérons courts, nous nous lèverons et sortirons des tombeaux que sont devenues nos maisons. Non pas pour revenir à l'ancienne vie comme Lazare, mais à une nouvelle vie, comme Jésus. Une vie plus fraternelle, plus humaine. Plus chrétienne!» 

Joyeuse fête de Pâques.

 

 

 

 

Jean (20, 1-9)

 

Parole et Evangile Lecture Audio Cliquez ici

 

 

« Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts »

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

 

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11 avril 2020 6 11 /04 /avril /2020 10:47

Samedi saint : le grand silence

Entre la célébration de la passion du Seigneur et la nuit de Pâques, l’Eglise nous invite à contempler ce séjour du Seigneur dans la mort, cette « visitation » de la mort. Dans la symbole des apôtres, il est dit qu’il est descendu aux enfers.

Jésus est «descendu aux enfers»[1]

 

Il s'agit du séjour des morts chez les juifs dans cette expression.

Les enfers désignent, dans cette expression, le shéol, le séjour des morts tel que les juifs de l'époque le comprenaient : un lieu «en dessous de la terre», où les morts seraient comme en attente perpétuelle dans une non-vie, privés de la vision de Dieu.

Par sa crucifixion, Jésus «passe par la mort» avant que Dieu ne le ressuscite et donc «descend aux enfers», comme le dit le Credo. Sans doute ne faut-il pas chercher là un quelconque déroulement chronologique ou une définition géographique, mais la réalité du Fils de Dieu fait homme, qui s'exprime dans toutes les dimensions de l'existence humaine, jusqu'à éprouver la mort.

Dieu ne nous laisse jamais seul

Lorsque la foi chrétienne affirme ainsi que Jésus est «descendu aux enfers», c'est pour faire comprendre que Jésus peut rejoindre tout homme, quelles que soient sa souffrance, sa solitude, sa condition. Les enfers sont cette cruelle expérience que «plus rien ne peut nous atteindre». La vie et la mort de Jésus font que lui-même est passé par ce vide, cette absence totale de relation, jusqu'à ce

que Dieu le ressuscite. Ainsi le Christ, «premier-né d'entre les morts», nous rappelle que Dieu ne nous laisse jamais seul. Plus encore : puisqu'il s'est «relevé des morts», Jésus ouvre, par son passage, à chacun un chemin, et libère les hommes de l'enfermement de la mort. Enfin, par la «descente aux enfers» de Jésus, on considère traditionnellement que le Fils de Dieu entraîne à sa suite dans la résurrection toutes les générations mortelles, y compris les justes qui ont vécu avant sa venue sur terre. C'est ainsi que les icônes par exemple, le montrent fréquemment relevant l'ensemble des morts depuis Adam.
Ce qui n'épuise pas la question de l'existence de «l'enfer», au singulier.

[1] Repris du site « la croix »- « croire 

Matthieu (28, 1-10)

 

 

« Il est ressuscité et il vous précède en Galilée »

Après le sabbat, à l’heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent pour regarder le sépulcre. Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ; l’ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus. Il avait l’aspect de l’éclair, et son vêtement était blanc comme neige. Les gardes, dans la crainte qu’ils éprouvèrent, se mirent à trembler et devinrent comme morts. L’ange prit la parole et dit aux femmes : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez voir l’endroit où il reposait. Puis, vite, allez dire à ses disciples : “Il est ressuscité d’entre les morts, et voici qu’il vous précède en Galilée ; là, vous le verrez.” Voilà ce que j’avais à vous dire. » Vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples.
Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »

 

 

 

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