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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 15:23

Manger la Parole de Dieu pour donner du goût à la vie

Dans le passage du livre des Actes des Apôtres proposé pour la messe de ce jeudi, il est question d’un éthiopien, haut placé à la cour de la reine d’Ethiopie. Il lit le livre du prophète Isaïe, mais ne comprend pas. Guidé par l’Esprit, le diacre Philippe vient à sa rencontre et l’aide à comprendre ces paroles du prophète : « Comme une brebis, il fut conduit à l’abattoir ; comme un agneau muet devant le tondeur, il n’ouvre pas la bouche. Dans son humiliation, il n’a pas obtenu justice. Sa descendance, qui en parlera ? Car sa vie est retranchée de la terre. » A partir de là, Philippe annonce à l’éthiopien la Bonne Nouvelle de Jésus et l’éthiopien demande le baptême.

Ce passage m’invite à lancer trois invitations :

Tout d’abord, l’invitation à rendre grâce à Dieu pour sa Parole dans la Bible et pour l’Esprit qui nous aide à goûter cette Parole et à discerner comment elle éclaire notre vie. Profitant de ce temps de retraite obligée, prenons le temps de lire la Parole de Dieu, sans nous décourager. Ouvrons par exemple l’évangile selon St Marc et lisons-le d’un bout à l’autre. Il y a sans doute des passages plus difficiles à comprendre ; ne nous attardons pas trop à ces difficultés, avançons dans la lecture pour saisir les enjeux de ce témoignage rendu à Jésus, le Christ, le Fils de Dieu.

Par ailleurs, nous pouvons, à l’instar de Philippe, être des facilitateurs de conversion. Une question nous est posée sur le sens de la souffrance ? Une autre sur la vie après la mort ou sur les paraboles ? Voilà de belles occasions de partager notre joie de croire.

Enfin, au cœur de la vie des communautés chrétiennes, l’annonce de la Parole et son interprétation occupent une place essentielle. On les retrouve lors de la préparation aux sacrements, dans la catéchèse des enfants, à la messe le dimanche, dans les groupes qui scrutent les Ecritures. Confions au Seigneur et ceux qui écoutent la Parole et ceux qui sont appelés à la faire aimer.

Bonne journée !                                                       J.S.

 

 

Parole et Evangile en lecture Audio

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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 14:13

Le 29 avril 2020, Mercredi de la 3ème semaine de Pâques(Jean 6,35-40)

 

Cet évangile poursuit l’enseignement de Jésus sur le pain de vie. Au début, Jésus reprend la question de la faim et de la soif des hommes. Certes, le manger et le boire sont nécessaires à toute vie.
 

Mais au-delà de cette exigence physique, avons-nous d’autres faims, d’autres soifs ? Je pense à la soif de bonheur, à la soif de reconnaissance, à la faim d’amitié, à la faim de trouver du sens à notre vie humaine.

Or ces faims et ces soifs nous travaillent et nous laissent bien souvent, comme on dit “sur notre faim”. Le Christ vient nous dire que nous pouvons trouver près de lui une réponse à cette faim, à cette soif. Comment ?

 

En donnant du sens à notre vie, en proposant un chemin de cohérence, en ouvrant notre vie sur l’infini de la vie divine, en apportant l’espérance d’un partage éternel avec cet amour qu’est Dieu lui-même.

Jésus nous dit ensuite qu’il ne rejette aucun de ceux que le Père lui donne, c’est-à-dire toute personne créée à l’image de Dieu. Ainsi, Jésus ne rejette personne : “Celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors”.

 

Quelle merveilleuse espérance nous donne cette parole de Jésus. Nous savons ainsi que, quelque soient nos échecs, nos lâchetés, nos égarements, nous avons toujours, grands ouverts, les bras aimants de notre Dieu comme le père dans la parabole du fils prodigue, accueillant son enfant sans condition.

Puis, Jésus explique tout cela en affirmant que c’est bien la volonté de son Père : “La volonté de celui qui m’a envoyé, c’est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés”. Dieu, notre Père ne veut qu’aucun de ses enfants ne soit perdu.

 

L’expression “être perdu” a plusieurs significations : on est perdu lorsque on ne sait plus retrouver son chemin. On est perdu plus fondamentalement quand on ne sait plus où on en est, quand tous les repères qui structuraient notre existence disparaissent l’un après l’autre.

 

On est perdu lorsque nous nous éloignons de ceux qui nous aiment. Or Jésus nous dit que Dieu notre Père veut que personne ne soit perdu. Toute la vie de Jésus a consisté à partir à la recherche de ceux qui sont perdus particulièrement les plus petits et les plus faibles. Jésus est ce bon berger qui part sans cesse à la recherche de son unique brebis égarée. À nous d’accepter de nous laisser retrouver en répondant par la confiance à la sollicitude de notre Dieu.

La finale de l’évangile donne un nom à ce que nous accueillons lorsque nous redécouvrons la présence aimante du Christ. Ce nom est “vie éternelle” ou encore “résurrection”. Ces mots recouvrent toute l’espérance chrétienne. Il s’agit d’être invité à participer à la vie qui fait naître la vie, à la vie qui transfigure le monde, à la vie de Dieu qui est l’amour même. Alors, oui, le Seigneur Jésus est vraiment un pain de vie.

 

Parole & Evangile Lecture Audio

 

 

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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 15:59

 

Croire quelque chose ou quelqu’un et/ou croire en quelqu’un !

 

Dans le témoignage qu’il donne en faveur du Seigneur Jésus, St Jean écrit à son sujet : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »

« Croire en Jésus » ! Il ne s’agit pas seulement de croire Jésus, mais de croire en lui. Ce qui est beaucoup plus fort et qui suppose une adhésion à sa personne. Et à sa personne vivante aujourd’hui. Croire en Jésus vivant est synonyme non d’une adhésion intellectuelle à sa pensée, mais d’un attachement du cœur. Pour St Jean croire en Jésus et l’aimer, c’est tout un. Et l’on peut encore faire deux pas en plus. D’une part, aimer Jésus vivant amène le croyant à aimer Dieu son Père qui est aussi notre Père plein de tendresse et de miséricorde. D’autre part, pour vivre dans la vérité de la foi, accueillir l’amour qui vient de Dieu entraîne à vivre l’amour des frères et des sœurs qui sont eux aussi enfants de Dieu.

Oui, croire en Jésus, le Christ, c’est faire l’expérience d’un surcroît de vie ! A goûter sans modération !

 

 

Parole & Evangile Lecture audio

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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 08:54

Le 27 avril 2020, Lundi 3e Semaine de Pâques(Jn 6, 22-29)

L’Évangile de ce jour fait suite au récit de la multiplication des pains. La foule qui a profité de la multiplication des pains ne veut plus se séparer de Jésus et le cherche partout. Elle se donne même beaucoup de peine pour le trouver de l’autre côté du lac. Mais est-ce bien le Jésus de la foi qu’elle cherche ou un Jésus dépanneur ? Jésus met les choses au point en disant : « Vous me cherchez… parce que vous avez été rassasiés ».

Cette foule cherche donc à voir les actions merveilleuses de Jésus mais n’est pas tellement intéressée à le connaître lui-même dans ses paroles et ses signes. Elle ne passe pas du pain qu’elle a mangé, à la foi en Jésus ressuscité qui est le Pain véritable.

« Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme. » (Jean 6, 27) Le Christ se définit comme nourriture spirituelle pour ceux et celles qui croient en lui.

Déjà, à mots couverts, il annonce le don de l’Eucharistie. Plus largement encore, il exhorte tous les disciples à suivre son exemple, à vivre de son enseignement et du témoignage qu’il donnera jusqu’au don de lui-même.

Telle est la nourriture, ou même l’aventure, qu’il offre aux croyantes et aux croyants : se nourrir de son Esprit et de sa parole pour mieux marcher à sa suite. Aller jusqu’au don total de soi par amour pour Dieu et pour les autres.

Comme la foule de l’évangile, nous sommes aussi, à notre façon, en quête de Dieu, à la recherche d’une nourriture pouvant assouvir nos faims les plus profondes.  Croire en celui que Dieu le Père a envoyé implique tout autant de croire au Pain de Vie que Jésus devient à chaque eucharistie.

Cette nourriture spirituelle qui dure, Jésus nous rappelle aujourd’hui encore qu’elle est celle que nous devons rechercher. Puissions-nous, Seigneur, faire plus de place à l’eucharistie dans nos vies.

Merci de te faire présent éternellement pour nous. Les gens qui attendent Jésus sur la rive ont profité du pain qu’il leur a donné, mais, au fond de leur cœur, ils se doutent qu’il y a plus encore.

Le pain de la Parole a fait germer en eux une question que nous portons aussi : « Que faut-il faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » La réponse de Jésus est claire : il suffit de croire en lui et de faire en sorte que sa vie se reflète dans la nôtre.

 

Nous avons reçu la grâce du baptême. L’Esprit Saint nous accompagne et le Christ est avec nous à chaque instant de nos vies. Nous possédons tout ce dont nous avons besoin pour accomplir des prodiges à notre tour. Nous sommes capables de soulager la misère, de faire preuve de compassion et de témoigner de notre foi avec courage. Garde nous fidèles à tes paroles car elles sont celles de la Vie Éternelle. Amen

 

 

Parole & Evangile en lecture audio

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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 11:11

DIMANCHE DES DISCIPLES D’EMMAÜS

Actes 2, 14. 22b – 33

Psaume 15(16), 1 – 2a. 5, 7 – 8, 9 – 10, 11

1ère Lettre de Pierre, 17 – 21

Luc 24, 13 – 35

Méditation

 

Et si nous osions à dire à Jésus : ‘’reste avec nous’’

 

‘’Christ est ressuscité ! Alléluia’’.  N’est-ce pas surprenant que le message qui aura transformé l’histoire du monde soit des plus laconiques ? L’annonce en est tellement brève qu’il est à prendre ou à laisser.  Étonnante est encore la réaction de tous ceux qui l’ont rencontré après sa résurrection. Personne ne le reconnaît au premier abord. Oui, parce qu’on ne peut rencontrer le Ressuscité et rester le même. C’est un cheminement. Il doit y avoir un avant et un après.

L’évangile de ce dimanche nous raconte une histoire de deux disciples qui se rendent à Emmaüs. Un seul est nommé, l’autre reste inconnu. Étonnant village, Emmaüs n’a jamais été localisé par aucune fouille archéologique. Est-ce peut-être pour nous dire qu’Emmaüs, c’est n’importe où ? Peut-être aussi que le Cléophas, c’est chacun de nous ; l’autre disciple, n’importe qui que le Seigneur met sur notre chemin de témoignage ! Mais toujours est-il que cet évangile, l’une des plus belles pages sur les apparitions lie la nouvelle forme de présence du Christ au monde avec la nécessité d’une rencontre. Si pour le reconnaître, il faut accepter de se laisser interroger par Lui, c’est moyennant les Écritures et le Partage du pain qu’il ouvre nos yeux.

Ces deux mots à eux seuls nous renvoient à la Messe (Eucharistie). Il y a d’abord l’écoute de la Parole de Dieu. À travers des textes écrits des mains d’hommes, c’est vraiment Dieu qui nous parle. Les écritures sont une source d’intelligence pour le cœur. Elles nous révèlent le plan du salut que Dieu apporte au monde. Ce plan se réalise dans la Mort et la Résurrection du Christ. C’est pourquoi nos histoires personnelles trouvent leur dénouement en Jésus. Pour avoir vaincu le plus difficile, que ne ferait-il du plus facile ?

Vient ensuite le moment de l’action de grâce et du partage du pain ou de la communion. L’Écriture dit, de Cléophas et son compagnon : ‘’leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards’’. Et cela, quand l’Inconnu rompit le pain – exactement  la même geste qu’il fit au repas d’adieu, disant : ‘’vous ferez cela en mémoire de moi’’. Plus tard, il leur dira : ‘’Moi, je serai avec vous tous les jours, jusqu’à la fin des temps’’. Christ est ressuscité, il est présent là où deux ou trois se ressemblent en son nom, là où se célèbre la messe, là où des cœurs sont sensibles aux besoins des autres, il est toujours avec nous. Mais hors de nos regards parce qu’il nous laisse la liberté, comme aux disciples dits d’Emmaüs. Il attend notre invitation : ‘’Reste avec nous, il se fait tard’’. Si Pâque rime avec écoute de la Parole et fraction du pain eucharistique, quand nous faisons cette demande du fond de notre cœur, alors le Seigneur se charge d’opérer avec nous, dans notre vie ce que la Pâque signifie : le PASSAGE vers le Témoignage dont la joie du partage et l’enthousiasme de l’hospitalité sont les signes visibles. Christ est là, toujours vivant... 

 

 

Parole & Evangile lecture audio

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24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 09:59

Le 24 avril 2020 Vendredi de la 2e Semaine de Pâques( Jean 6,1-15)

L’évangile de ce jour relate un épisode bien connu de la vie de Jésus: la multiplication des pains. C’est sans doute l’un des miracles les plus connus, de par son résultat impressionnant : nourrir cinq mille hommes, sans compter les femmes et les enfants !, à partir de cinq pains et deux poissons.

Ceci est le seul miracle que nous retrouvons dans les quatre évangiles. Cela signifie que c'est un événement exceptionnel, sa signification va bien plus loin de ce que des milliers de personnes ont été nourries de manière extraordinaire.

Dans ce passage de Jean, Jésus explique en détail ce que signifie ce signe ; l'évangéliste fait le lien entre ce miracle, la mission de Jésus et l’Eucharistie. Il utilise les mêmes verbes que nous retrouverons plus loin pour l'institution de l'Eucharistie : Jésus a pris le pain, a rendu grâce et l’a donné aux gens qui en mangèrent « autant qu’ils en voulaient. »

 

Mais qu’est-ce qui a permis ce ‘signe’, ce miracle? D’abord, bien entendu, l’amour, la tendresse, la miséricorde de Jésus vis-à-vis du peuple qui vient vers lui, qui croit en lui : C’est lui qui propose à Philippe d’acheter du pain pour qu’ils aient à manger. Jésus, Dieu, qui est toujours proche des gens, qui s’intéresse à eux, qui se préoccupe d’eux.

Ensuite, l’attention d’André qui a remarqué qu’un enfant avait un peu à manger. Puis la réaction de l’enfant qui accepte de donner son repas ‘pour le Maître’ sans qu’il sache ce qu’il va en faire …

Rien que des gestes d’attention, de bienveillance …Peut-être que si nous, nous avions davantage de geste de bienveillance, nous pourrions, nous aussi, faire que des miracles se produisent. … Dieu a besoin de nos gestes de partage pour réaliser de grandes choses.

C’est un petit enfant qui apporte ce qui permettra le miracle. Jésus veut que tous les hommes aient un cœur d’enfant pour entrer dans le Royaume des Cieux. Quand il dira : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » (Jn 6,51), les juifs ont manifesté leur incompréhension et leur désaccord, alors que l’enfant a tout donné sans rechigner …

 

Aujourd’hui, ce qui retient notre attention, c’est le geste de l’enfant qui donne ses cinq pains et ses deux poissons. Les apôtres raisonnent selon la logique financière, « on n’a pas assez d’argent pour acheter »; lui l’enfant, sachant qu’il ne lui restera rien, n’hésite pas à donner tout ce qu’il a.

 

Combien de fois notre esprit d’adulte, cartésien, qui veut tout expliquer, tout connaître, nous éloigne de la compréhension de l’Évangile, nous éloigne de Dieu …, Seigneur, donne-nous un cœur d’enfant !

On est parti de presque rien : Cinq pains et deux poissons, et les gens ont eu suffisamment, et nous-même bénéficions du pain de vie, corps et sang de Jésus offert pour nous…

Souvent, on pense qu’on n’a pas grand-chose, qu’on a peu de moyens, qu’on fait peu …

Mais c’est parce que nous ne comptons que sur nous-même, parce que nous raisonnons en termes humains, … mais si nous mettons ce peu que nous avons entre les mains de Dieu, avec foi, alors ce peu pourra faire de grandes choses, et les exemples dans la vie des saints sont suffisamment nombreux pour que nous les suivions.

Encore faut-il faire le pas car « Rien n’est impossible à Dieu » (Lc 1,37)

 

Jean (6, 1-15)

 

Parole & Evangile en lecture audio

 

« Il en distribua aux convives, autant qu’ils en voulaient »

En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples. Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.
À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.

 

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 14:32

2 avril 2020 M Le 2ercredi de la 2ème semaine de Pâques(Jean 3, 16-21)

Aujourd'hui, Jésus nous révèle un Dieu qui "AIME". C'est un Dieu Père, un Dieu qui est AMOUR. Il ne sait pas être autre chose. Ce "Dieu a tant aimé le monde qu'il lui a donné son Fils unique.

La Lumière de Dieu est venue dans le monde en la personne de Jésus. Jésus apporte au monde la Bonne Nouvelle de la réconciliation et de la paix. Mais cette annonce n’est pas reçue, elle est méconnue et rejetée

L'Évangéliste saint Jean nous invite à contempler cet amour inimaginable de Dieu. Il n'a pas envoyé son Fils pour condamner le monde mais pour le sauver. Dieu veut que nous soyons sauvés. Cet amour de Dieu est offert à tous, y compris à ceux et celles que nous avons du mal à supporter.

Les œuvres que Jésus accomplit sont des œuvres bonnes qui guérissent. Il porte son attention aux plus petits, il guérit des malades, il éloigne les démons. La prédication de Jésus est un message d’espérance, un message plein de vérité qui est exigeant. Dieu, compatissant aux faiblesses de l’humanité, est présent dans sa Parole.

« Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. » Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.

C'est pour nous et pour la multitude que Jésus a livré son Corps et versé son sang sur la croix. Nous entendons cela à chaque messe au moment de la consécration. Si nous oublions cela, nous passons à côté de l'essentiel. Ces paroles de Jésus étaient adressées à Nicodème et, à travers lui, à chacun de nous.

Elles résument l'essentiel de la foi, à savoir l'amour de Dieu pour le monde. La réponse nous appartient. L'amour vrai s'accueille librement et sans contrainte. Notre salut éternel en dépend.

 

Parole et Evangile en lecture audio

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème :
« Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,
mais obtienne la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,
non pas pour juger le monde,
mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement ;
celui qui ne croit pas est déjà jugé,
du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Et le Jugement, le voici :
la lumière est venue dans le monde,
et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière,
parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
Celui qui fait le mal déteste la lumière :
il ne vient pas à la lumière,
de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;
mais celui qui fait la vérité vient à la lumière,
pour qu’il soit manifeste
que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

 

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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 10:11

Jean (3, 7b-15)

 

Parole & Evangile en lecture audio

 

 

« Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme »

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? » Jésus lui répondit : « Tu es un maître qui enseigne Israël et tu ne connais pas ces choses-là ? Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage. Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ? Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. »

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20 avril 2020 1 20 /04 /avril /2020 10:05

 

Le 20 avril 2020,  Lundi de  la 2e  semaine de Pâques (Jean 3, 1-8)

Nicodème vient trouver Jésus pendant la nuit; cette nuit c'est aussi celle des questionnements, des incertitudes, des doutes. Nicodème est vraiment dans l'obscurité. C'est le vide.Le fait qu’il vienne durant la nuit denote aussi qu’il avait peur d’être jugé par ses proches.

La nuit démontre  le combat entre les ténèbres et la Lumière. Pas facile de mourir à ses idées préconçues, à toute une éducation. Mais Nicodème nous apprend la bonne démarche à suivre : Venir à Jésus, même de nuit, et oser lui poser nos questions..

Nicodème, comme chacun de nous, reçois les paroles de Jésus d’une façon matérielle ! Il n’est pas facile, pour nous qui cheminons dans la nuit comme Nicodème, de comprendre ce que veut dire Jésus !

"Comment est-il possible de naître quand on est déjà vieux ? Cependant Nicodème est attentif à ce que Dieu fait par Jésus, il cherche la vérité de ses paroles. C'est aussi une manière d'entrer dans la prière.

Et Jésus nous répond que pour voir le règne de Dieu, il nous faut "RENAITRE" ; c'est par la foi que nous accédons à un mode d'existence totalement nouveau ; c'est la vie de Dieu dans l'homme. Pour renaître, il nous faut vivre une mort à nos idées propres, à notre propre volonté. Il faut consentir à nous abandonner à l’action de l’Esprit Saint.  Être baptisé, c'est renaître ; c'est comme si tout recommençait : c'est une résurrection. Tout cela, c'est l'œuvre de l'Esprit Saint.

Baptisés, nous entrons dans une naissance nouvelle, librement, à la manière du vent : « Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu’il fait, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. » Nous demandons à Dieu d’étendre la main sur nous dans les moments de nuit et de souffrance car aucun moment de notre vie ne lui est indifférent.

C’est pour quoi dans la première  lecture d’aujourd’hui (Ac 4, 23-31) quand Pierre et Jean eurent fini de prier, le lieu où ils étaient réunis se mit à trembler, ils furent tous remplis du Saint-Esprit et ils disaient la parole de Dieu avec assurance.

Tous ensemble, peuple de baptisés dans le Christ, nous cheminons vers la source. Dans la tendresse de Dieu nos pas se pressent vers le Royaume de Dieu.

 

Jean (3, 1-8)

 

Parole & Evangile en lecture audio

 

« Personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu »

Il y avait un homme, un pharisien nommé Nicodème ; c’était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit : « Rabbi, nous le savons, c’est de la part de Dieu que tu es venu comme un maître qui enseigne, car personne ne peut accomplir les signes que toi, tu accomplis, si Dieu n’est pas avec lui. » Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : à moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu. » Nicodème lui répliqua : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère et renaître ? » Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t’ai dit : il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. »

 

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19 avril 2020 7 19 /04 /avril /2020 10:06

 

 

DIMANCHE DE LA MISÉRICORDE DIVINE

Actes 2, 42 – 47

Psaume 117(118), 2 – 4, 13 – 15b, 22 – 24

1ère Lettre de Pierre 1, 3 – 9

Jean 20, 19 – 31

MÉDITATION

« Oser le défi de l’espérance face à la honte de sa fragilité »

 

L’histoire de Jésus ne cessera d’émerveiller ceux qui désirent enrichir leur cœur au trésor d’amour du cœur de Dieu, révélé en Jésus-Christ. Elle commence par l’annonce faite à une fille ‘’prédestinée’’ – Immaculée conception – mais qui n’a pas perdu sa liberté de dire ‘’oui’’ ou de rejeter la mission de Dieu. Ainsi le Christ est engendré dans le cœur de Marie, par la foi, avant de l’enfanter dans sa chair. La première annonce de la résurrection, quant à elle, est faite à une autre femme, celle-ci, Marie Madeleine, une prostitué pardonnée et libérée de sept démons. Entre les deux, c’est la Passion de Jésus au double sens du mot : comme souffrance et comme obsession. Mais dans l’un comme dans l’autre cas, il s’agit d’un cœur qui brûle d’un désir  très fort, celui d’attirer les hommes, pour les transformer en brasiers d’amour qui réchauffent les cœurs d’autres personnes, refroidis par la maladie, la solitude, la misère, et/ou endurcis par les déceptions,  le doute...

En Marie Madeleine, Jésus annonce les couleurs de sa résurrection à tous les blessés de la vie – portés à se marginaliser –  que l’espoir est possible ; ni les condamnations des autres ni la honte de soi-même ne peuvent avoir le dessus. Bien plus, la résurrection est une force de transformation. Certes, la personnalité extérieure ne change pas, mais c’est l’homme intérieur qui change. On devient plus libre. La face du monde n’est pas changée avec la résurrection du Christ, cependant on adopte une façon de vivre qui est signe d’une transformation profonde. Tel est le chantier pascal.

C’est, en effet, le sens de la PAIX que le Christ donne à ses disciples – et cela, par trois fois. Une paix face à trois peurs ou formes de gênes. Premièrement, au niveau du groupe, la crainte des représailles des juifs. Pour avoir tué leur maître, ces derniers pouvaient à tout moment s’engager à exterminer le groupe. Ensuite, chacun individuellement, la honte d’avoir laissé tomber leur ami au moment où il avait le plus besoin de leur amitié et de leur soutien;  eux ont préféré sauver leur peau. Enfin, la peur  des remontrances de Jésus qui pourrait leur rappeler leurs vaines promesses de fidélité indéfectible. Rien de tel quand il leur apparaît : il leur la PAIX du PARDON sans condition ; il leur donne l’ESPRIT SAINT – on dirait même qu’il renouvelle leurs esprits et leurs cœurs – et il les envoie témoigner de la force de l’amour. La première communauté va oser TÉMOIGNER  de l’espérance qui l’habite grâce à la prière et au partage du pain et des biens.

PÂQUES rime avec la joie du pardon. Le PARDON qui libère ouvre à l’ESPÉRANCE. Cette espérance même qui a été l’objet de la prière de Saint Claude  La Colombière :

« Les hommes peuvent me dépouiller et des biens et de l'honneur, les maladies peuvent m'ôter les forces et les moyens de te servir, je puis même perdre ta grâce par le péché; mais jamais je ne perdrai mon espérance, je la conserverai jusqu'au dernier moment de ma vie, et tous les démons de l'enfer feront à ce moment de vains efforts pour me l'arracher : « Dans la paix, moi aussi, je me couche et je dors ». Certains peuvent attendre leur bonheur de leurs richesses ou de leurs talents, d'autres s'appuyer sur l'innocence de leur vie, ou sur la rigueur de leurs pénitences, ou sur le nombre de leurs aumônes, ou sur la ferveur de leurs prières. Pour moi, Seigneur, toute ma confiance, c'est ma confiance même ; cette confiance ne trompe jamais personne. Je suis donc assuré que je serai éternellement heureux, parce que j'espère fermement de l'être, et que c'est de toi, ô mon Dieu, que je l'espère. Amen.»

 

Jean (20, 19-31)

 

 

Parole & Evangile en lecture audio

 

« Huit jours plus tard, Jésus vient »

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »
Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom
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