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12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 15:21

Mardi 12 mai : « Je vous donne ma paix »

Telle est le don que le Seigneur Jésus partage à ses disciples d’hier et d’aujourd’hui. Nous lisons dans l’évangile de ce jour : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne ».

Dans la Bible, la paix est le don de Dieu par excellence. Comment rendre compte de cette paix que le Seigneur nous donne ? Si vous deviez en rendre compte, comment le feriez-vous ?

Personnellement, la paix du Seigneur est synonyme d’apaisement. Quand le Seigneur se manifeste à ses amis le soir de Pâques nous dit St Jean, ceux-ci sont confinés dans la peur. Et le Seigneur les apaise, les rassure. La paix qu’apporte le Seigneur Jésus, c’est sa présence qui rassure dans les épreuves de toutes sortes.

Dans la nuit de la Nativité, les anges annoncent la paix de Dieu aux habitants de la terre en commençant par les bergers, ces hommes qui vivent « hors norme »: la paix qu’apporte l’Emmanuel, Dieu-avec-nous !

Une paix synonyme de miséricorde, d’amour inconditionnel à accueillir dans la foi ! Cette paix dérange donc ceux et celles qui vivent dans une logique d’exclusion ou de domination ! Le grand messager de la paix a payé le prix fort de la passion et de la croix. Se laisser apaiser par le Christ pousse à se laisser façonner par sa manière de vivre avec les autres et avec Dieu son Père, par sa Parole et les gestes de sa présence aujourd’hui que sont les sacrements.

Bientôt, nous pourrons reprendre le chemin de l’église et de l’eucharistie. Nous ne pourrons pas poser le geste de paix en nous donnant la main. Mais nous pourrons le faire par un sourire, un regard. Préparons-nous à vivre ce temps des retrouvailles autour de la table eucharistique en faisant nôtre cette prière entendue à chaque messe :

Seigneur Jésus, tu as dit à tes apôtres « je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ».

Ne regarde pas nos péchés, mais la foi de ton Eglise en chemin ; pour que ta volonté s’accomplisse, donne-lui toujours cette paix, fais de nous des artisans de ta paix, conduis-nous vers l’unité et la solidarité que tu souhaites, toi qui règnes pour les siècles des siècles. Amen.   

 

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11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 13:08

Le 11 mai 2020, lundi de la 5ème semaine de Pâques(Jean14, 21-26)

A la question de Jude qui concerne uniquement les disciples, Jésus répond de façon beaucoup plus large en s’adressant à tous ceux qu’il appelle à le devenir : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles.»

Celui qui est fidèle à la manière dont Jésus a été fidèle au Père, c’est lui qui aime Jésus dans une attitude concrète. Nous pouvons montrer à Jésus que nous l’aimons quand nous faisons ce qu’il nous dit. « Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »

Cette pensée nous aide à demeurer en présence de Dieu. Il n’y a pas de place pour d’autres désirs ou d’autres pensées qui nous feraient perdre du temps et nous empêcheraient d’accomplir la volonté divine.

Cela veut  dire en d’autres mots que le Christ, Verbe fait chair  ne peut habiter que chez ceux qui, par amour, lui ouvrent la porte de leur Cœur car la foi c'est d'abord un accueil, c'est se laisser habiter d'une manière permanente par le Père et le Fils.

Ainsi donc, la fidélité du disciple à la parole du Seigneur, expression de son amour en réponse à celui du Père, attire en lui la présence du Père et du Fils : « Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui. »

Le disciple vit alors de la vie même de Dieu qui est cet Amour tout donné entre le Père et le Fils. C’est tellement grand que cela peut nous apparaître inaccessible. Et pourtant c’est bien ce qui nous est révélé dans cet évangile.

Rappelons-nous aussi que Dieu garde en tout l’initiative. Il nous l’a encore manifesté en nous envoyant son Esprit. Jésus n’étant plus physiquement présent au milieu de nous, c’est maintenant l’Esprit-Saint, Amour commun du Père et du Fils, envoyé par le Père au nom du Fils, qui nous introduit dans ce « demeurer » en Dieu. C’est lui qui nous enseigne ce grand mystère de notre vocation à l’Amour, née de l’Amour même de Dieu pour nous.

« Père, que ton Esprit ouvre nos cœurs à la Parole d’Amour que tu prononces sur chacun d’entre nous en ton Fils Jésus-Christ.

 

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10 mai 2020 7 10 /05 /mai /2020 10:17

5è DIMANCHE DE PÂQUES

Actes des Apôtres 6, 1 – 7

Psaume 32 (33), 1 – 2, 4 – 5, 18 – 19

1ère Lettre de Pierre 2, 4 – 9

Évangile selon Saint Jean 14, 1 – 12

 

Méditation

 

Les trois lectures, proposées pour nourrir notre foi, nous offrent une trilogie essentielle à une vie chrétienne authentique. Trois verbes :  croire, agir et louer (prier)

1. Croire – La foi que nous professons est une communion d’amour avec le Père par le Fils dans l’Esprit saint.  Jésus dit : « Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne va au Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez le Père... ». Le verbe ‘’connaître’’ au sens hébraïque du terme signifie expérimenter, faire sa propre expérience d’une rencontre, tisser une amitié, s’apprivoiser. Comme le petit prince et le renard, il s’agit de ‘’tisser des liens’’, de devenir l’un pour l’autre ‘’unique au monde’’. Voilà pourquoi toute la Bible est une histoire de rencontre de l’homme avec Dieu. On le voit avec Abraham, Marie, Pierre, Marie Madeleine, Paul, etc. Et toujours se sont des rencontres qui transforment. Tous en sont devenus des ‘’fous de Dieu’’. ‘’Moi, je suis’’ par cette formule, non seulement Jésus nous révèle qu’il est Dieu (comme dans Ex 3, 14), mais aussi et surtout en sa personne nous rencontrons Dieu, cette rencontre nous révèle la vérité de notre être profond et la vie éternelle commence son œuvre en nous. Tel est l’acte de foi dont tout devrait partir. Sans lui, en intervenant dans le social, nous en resterions simplement à une philanthropie.

2 Agir –  Le livre des Actes des Apôtres nous montre une communauté au bord de la rupture à cause d’une frustration : dans la distribution de la nourriture, les veuves de langue hébraïque sont privilégiées au détriment de celles de langue grecque. La grâce du Saint Esprit et la clairvoyance de Pierre aidant, un nouveau ministère naît dans l’Église, le diaconat. Les diacres choisis ont pour charge de s’occuper du social au nom de leur foi. Les chrétiens ne peuvent pas être absents sur le terrain social. Par contre, ils n’y vont pas au nom d’une idéologie, philosophie ou coloration politique ; c’est plutôt au nom de l’amour de Dieu. En servant l’autre, qui est image de Dieu, ils servent le Seigneur lui-même. ‘’Chaque fois que l’avez fait à l’un des plus petits, c’est à moi que vous l’avez fait’’, dit Jésus. Cet engagement est un APOSTOLAT. Comme les Apôtres, le chrétien est un envoyé ; il agit au nom de Dieu. D’où, une vigilance s’impose : ‘’suis-je toujours conscient d’agir comme envoyé de Dieu auprès de l’autre ?’’ Les dangers de l’activisme, de la recherche de soi, de la condescendance ne sont pas chimériques. 

3. Louer – la pratique de sa foi – Saint Pierre a cette belle parole : ‘’Vous aussi, comme pierres vivantes, entrez dans la construction de la demeure spirituelle, pour devenir le sacerdoce saint et présenter des sacrifices spirituels, agréables à Dieu, par Jésus Christ’’. Comme chrétiens, notre vocation nous appelle à participer à une conscience spirituelle destinée à changer le monde, à préparer le peuple de paix, à accueillir le règne de Dieu. Pour cela, il s’agit de redécouvrir, comme le disait Charles Péguy, le sens de l’émerveillement. Bien plus que dire : ‘’Merci Seigneur pour...’’ aller à la louange : ‘’Loué sois-tu, Seigneur’’. Chaque chrétien est en quelque sorte un prêtre – le SACERDOCE COMMUN de tous les baptisés – qui, pour participer à la louange de Dieu, doit, tout en offrant les peines et les joies du monde, laisser son cœur être transformé par sa prière. Ce ‘’sacrifice spirituel’’ qui chante les merveilles de Dieu, c’est d’abord prendre conscience que la louange de Dieu est l’une des raisons pour lesquelles nous avons été créés (Isaïe 43, 21), ensuite, témoigner de la présence de Dieu au monde, afin que par notre façon d’agir les gens rencontrent Dieu et les autres. C’est le sens de cette invitation de l’auteur de l’épître aux hébreux 13, 15 : « Par lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c'est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom. »  – Devenons donc un reflet de la louange à Dieu ; louons  Dieu par notre vie.

 

                                                                                                                                                                                                                   Ambroise LONGI

 


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9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 11:26
Une bonne adresse:
 
Pour nourrir la vie évangélique chaque jour, n'hésitez pas à visiter aussi le site du diocèse de NAMUR.
Tapez "diocèse de Namur" et puis sur la page du site, en haut à gauche vous trouvez "Spécial Covid 19". Vous ne serez pas déçus!
 
Pour ce samedi, voici une prière à Marie, Mère de Dieu
 
Marie de tous les jours,
nous t'offrons nos journées ordinaires,
à toi qui vis jaillir l'Extraordinaire
un jour de ta vie ordinaire...
Tu es là, silencieuse et travailleuse,
compagne de nos joies et de nos misères,
jusqu'au jour et à l'heure de la Lumière.
Marie de tous les jours, prie pour nous.
 
Marie du Calvaire,
nous t'offrons la souffrance et la révolte,
les cris et les pleurs de nos histoires humaines.
Elles rejoignent l'Histoire de ton Fils,
la merveilleuse histoire d'amour du Père.
Tu es là aux heures de ténèbres,
debout, forte et douloureuse dans la miséricorde.
Marie du Calvaire, prie pour nous.
 
Marie du Cénacle,
nous t'offrons la joie de notre foi,
les dimanches ensoleillés de la Pâque
célébrée de nos communautés.
Tu es là exaltante et magnifique,
éternellement jeune de la jeunesse de l'Esprit, 
pour toujours Reine
et Mère de l'Eglise de ton Jésus-Christ.
Marie du Cénacle, prie pour nous.
 
                                                                    Revue Prier, mai 1990
 

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8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 10:56

Le 08 mai 2020, Vendredi de la 4ème semaine de Pâques(Jean 14, 1-6)

À quelques heures de la Passion les disciples sont très inquiets car ils sentent le danger qui le menace. Quand saint Jean écrit son évangile, au premier siècle, il s’adresse à des communautés chrétiennes également désemparées.

Les disciples du Christ sont pourchassés et mis à mort à cause de leur foi. Dans le monde d’aujourd’hui, les chrétiens doivent faire face à l’incroyance, l’indifférence, la dérision et, dans certains pays, la persécution. Tout cela, le Christ l’avait prévu.

En effet, Jésus ne veut pas que nous soyons bouleversés, ni par les tragédies de notre monde, ni par la perspective de notre mort. Il nous souhaite la paix et la joie, que doit nous procurer notre rencontre avec notre Seigneur.

Voilà pourquoi le message qu’il adressait à ses disciples est aussi pour nous aujourd’hui.  Il nous rappelle le sens de son départ imminent : "Je pars vous préparer une place dans la Maison de mon Père." Voilà une parole que nous oublions un peu trop facilement.

Nous pensons plutôt à nous installer sur cette terre et à nous y comporter comme si c'était notre demeure définitive. C'est alors que Jésus vient nous rappeler le vrai but de notre vie. Il ne se contente pas de nous préparer une place. Il reste avec nous pour nous guider vers ce qu'il appelle cette Maison du Père.

Très souvent aux funérailles que je célèbre, je lis ce passage d’Evangile de saint Jean que l’Eglise nous donne de méditer en ce jour. L’assurance que la vie continue après la mort, l’assurance de nous trouver un jour parfaitement heureux avec Dieu, n’est pas un vague espoir, ni une hypothèse parmi d’autres.

Cette assurance vient de la phrase de Jésus : « Je pars vous préparer une place. Quand je serai allé vous la préparer, je viendrai vous prendre avec moi, et là où je suis, vous y serez aussi. » Cette phrase ne laisse aucune place à des doutes, ne laisse aucune place à des théories du genre réincarnation ou métempsycose.  

Après notre mort, nous ne redoublerons pas, nous ne recommencerons pas quoique ce soit. Dieu nous aime assez pour nous amener à lui. C’est là la Bonne Nouvelle, elle enlève toute inquiétude, tout bouleversement devant la mort.

C'est par le Christ que nous devons passer. Il est lui-même le chemin. Ses paroles sont celles de la Vie Éternelle. Grâce à lui et avec lui, notre vie terrestre retrouve tout son sens.  Nous retrouvons en Jésus force et courage pour continuer notre route et marcher à sa suite.

Pas étonnant que de si nombreuses familles choisissent ce texte pour l’adieu à leur défunt, tant il est plein d’amour, de tendresse et d’espérance. Que, jour après jour, la Parole soit pour nous chemin vers la maison du Père !

 

 

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7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 15:47

Jeudi 7 mai 2020

« Servir » à la suite du Christ !

Ce temps de confinement a été ou sera favorable à du rangement. L’occasion peut-être ou la grâce de retrouver des photos, des vidéos d’évènements qui ont marqué notre vie et la vie des familles. Évènements qui pour une part nous ont façonnés.

Au cours de la veillée pascale, des chrétiens entendent ainsi des récits qui ont marqué l’histoire de l’Alliance entre Dieu et le peuple d’Israël, entre Dieu et le peuple de la nouvelle Alliance, en particulier l’Église.

Cette histoire sainte, sainte parce qu’il y a Dieu et sa fidélité, elle se prolonge aujourd’hui. Dans la foi, je peux me reconnaître participant de cette histoire et me laisser toucher par elle, et de manière privilégiée par la Parole de l’Évangile, par l’exemple du Christ, Seigneur et Serviteur, par son invitation à le suivre en prenant soin des autres. Après le grand geste d’un lavement de pieds, Jésus parla ainsi : « Amen, amen, je vous le dis : un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie. Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites. »

Entrer dans la diaconie du Christ, c’est devenir acteur positif dans cette grande histoire d’Alliance que chante le psaume 88 dont la messe de ce jour nous offre un extrait à méditer :

L’amour du Seigneur, sans fin, je le chante ;

Ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge.

Je le dis : c’est un amour bâti pour toujours ;

Ta fidélité est plus stable que les cieux.

 

« J’ai trouvé David mon serviteur,

Je l’ai sacré avec mon huile sainte ;

Et ma main sera pour toujours avec lui,

Mon bras fortifiera son courage. »

 

« Mon amour et ma fidélité sont avec lui

Mon nom accroît sa vigueur ;

Il me dira « Tu es mon Père,

Mon Dieu, mon roc et mon salut ! »

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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 10:01

Le 06 mai 2020, Mercredi de la 4ème semaine de Pâques(Jean 12, 44-50)

L’évangile d’aujourd’hui ressemble à un dernier testament. Ce sont les dernières paroles publiques de Jésus. Il tente encore une dernière fois de faire comprendre qui il est. « Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit, mais en celui qui m’a envoyé. » 

Jésus nous révèle ainsi qu’il ’est l’envoyé de Dieu. Il est venu pour que les hommes connaissent Dieu. Tout ce passage nous oriente vers le Père. Jésus se présente comme témoin du Père. Ce n’est pas lui-même la référence, c’est le Père. Ce n’est pas lui le juge, mais la parole qui lui a été dite par le Père. Il est venu pour sauver et non pas pour juger. « Si quelqu’un entend mes paroles et n’y reste pas fidèle, moi, je ne le juge pas, car je ne suis pas venu juger le monde mais le sauver.

En nous enseignant de cette manière, Jésus cherche seulement à nous livrer le message de Dieu, à nous révéler qui est Dieu, à nous montrer le chemin vers Dieu. C’est en cela qu’il est venu sauver le monde.

Celui qui n’écoute pas ses paroles, qui ne suit pas ses préceptes, prend une  autre  route que celle qui mène à Dieu. C’est en cela qu’il est condamné. Ce n’est pas Dieu qui condamne, nous dit Jésus ; c’est la parole elle-même, c’est elle qui jugera chaque âme le moment venu. Chaque conscience sera confrontée à ce qu’elle a fait, ou  n’a pas fait, en conformité avec les commandements de Jésus.

Je pense humblement qu’il est important de méditer ce passage de l’Évangile de Jean, car on a trop tendance de nos jours, même avec la foi chrétienne la plus sincère, à  discuter certains aspects de l’Évangile, à retenir ce qui nous convient, retrancher ce qui nous déplaît.

Rien ne nous empêche, bien au contraire, de faire cet examen de conscience dès aujourd’hui. Et là où nous sentons que nous n’avons pas été fidèles, que nous avons trahi la parole du Christ, nous avons ce merveilleux recours qu’est le sacrement de réconciliation. Car oui, notre Dieu est un Dieu riche en miséricorde. Il prend plaisir à nous ouvrir les bras et à pardonner nos fautes.

Ils sont nombreux ceux et celles qui ne croient pas en Jésus. Nous les portons dans notre prière. Nous prions aussi pour nous-mêmes qui entendons ses paroles. Que le Seigneur nous apprenne à conformer toute notre vie au message qu'il tient du Père.

Seigneur tu nous as crée libres par amour. Que notre liberté soit au service de ta connaissance, de ta volonté.

 

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5 mai 2020 2 05 /05 /mai /2020 11:28

Tous baptisés, tous missionnaires !

 

Dans la foulée de la Journée mondiale de prière pour les vocations (toutes les vocations !) dimanche dernier, il est intéressant de réfléchir à l'engagement de chacun dans la mission de l'Eglise. Chacun, selon sa vocation propre, est partie prenante ! Au cœur même de nos lieux de vie, nous pressentons la nécessité vitale de porter ensemble la mission du Christ dans une dynamique de responsabilité partagée. Je pense sincèrement qu'une Eglise qui vit pleinement sa mission ne peut être éloignée des relations qui tissent le quotidien des hommes et des femmes d'aujourd'hui ! Ce sont les lieux-mêmes où émerge la Bonne Nouvelle. La collaboration est inscrite dans l'être-même de l'Eglise qui est une assemblée convoquée autour du Seigneur Jésus. Elle n'est pas un hobby, une activité secondaire, mais elle est intrinsèque à l'identité de l'Eglise. On construit quelque chose ensemble, mettant à contribution l'apport de chacun. Notre défi en Eglise est donc d'élargir le réseau des collaborations et les renouveler. Tous baptisés, tous missionnaires !

 

Il faut le reconnaître, on a longtemps envisagé l'Eglise à partir des seuls prêtres. "Hommes du sacré", ils étaient regardés comme des hommes différents des autres, "mis à part", apparaissant comme les véritables acteurs de toute la vie ecclésiale. Tout un système de postes confiés à des prêtres était prévu pour que l'Eglise "tourne". La compréhension et la mission des prêtres ont considérablement évolué ces dernières décennies : c'est une réelle chance ! On est passé d'une identité de séparation à une identité de relation, d'une vision des prêtres "mis à part" à une vision des prêtres partenaires avec les autres chrétiens, à leur service. Dans le sillage du Concile Vatican II (1962-1965), l'Eglise a davantage pris conscience que sa mission est l'affaire de tous ! Tous baptisés, tous missionnaires ! C'est la grâce de l'Eglise de notre temps que de se (re)découvrir comme Peuple de Dieu solidaire et partenaire de la mission dans la diversité et la complémentarité des vocations. Tout autant que de prêtres, l'Eglise a besoin des autres baptisés pour exister comme signe vivant du Royaume de Dieu. Tout autant que de prêtres, l'Eglise a besoin de diacres, signes du Christ, Serviteur de tous. Ainsi, tous les baptisés prennent part à la mission du Seigneur Jésus Prêtre, Prophète et Roi. Nous sommes le Peuple de Dieu appelé à annoncer, à célébrer et à servir. Gardons les yeux fixés sur Celui qui nous révèle le Père (avec qui Il ne fait qu'UN), afin qu'Il œuvre en nous, à travers nous et autour de nous !

 

Parce que l'Eglise est par nature missionnaire (comme nous le rappelle souvent le Pape François), il se développe aujourd'hui un ensemble de collaborations, dans la diversité et la richesse des tâches, responsabilités, vocations et ministères. Se manifeste ainsi de manière tangible la vitalité de la foi ! En outre, l'annonce de l'Evangile implique une véritable coresponsabilité de tous les baptisés dans la mission, depuis le discernement, la décision, les étapes de mise en œuvre, jusqu'à l'évaluation du projet. C'est tous ensemble que nous sommes l'Eglise du Christ ! Cette participation effective de tous n'enlève cependant rien aux spécificités de chacun, chaque personne apportant sa pierre à l'édifice commun, selon sa vocation propre ou ses talents. Je pense que ce contexte de l'Eglise qui se redécouvre tout entière appelée est favorable pour redécouvrir que le ministère des prêtres n'est pas d'abord une consécration religieuse personnelle mais qu'il est fondamentalement une réponse à un appel, un service ecclésial et un service vital pour tenir l'Eglise dans la dynamique de l'appel.

 

Les prêtres dans leur(s) communauté(s) ne sont pas des homme-orchestre jouant de tous les instruments, et leur mission n'est pas davantage une œuvre pour soliste. Chaque pasteur doit faire chanter sa voix en chœur avec d'autres voix différentes de la sienne, au sein d'une Eglise qui se bâtit dans la polyphonie des ministères et avec le concours de chacun ! Tous baptisés, tous missionnaires ! Nous devons redécouvrir que c'est le Seigneur Jésus qui nous donne la partition à interpréter, là où nous vivons, dans la force de l'Esprit, "pour la gloire de Dieu et le salut du monde".

 

 

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4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 09:17

Le 04 mai 2020, Lundi de la 4ème semaine de Pâques(Jean 10,11-18)

L’évangile nous présente Jésus comme le bon berger. Le Bon Pasteur, c’est celui qui permet à ceux et celles qui lui sont confiés de «vivre pleinement». D’ailleurs, le verset qui précède le texte d’aujourd’hui le dit clairement : «Je suis venu pour qu’ils aient la vie, et qu’ils l’aient en abondance». (Jean 10, 10)

S. Jean, dans son évangile, met l’accent sur l’individualité de chacun et l’importance que nous avons pour Dieu. «Je suis le bon pasteur. Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent». Lorsque quelqu’un est important pour nous, nous connaissons son nom, qu’il s’agisse des membres de notre famille, de nos amis, de nos collègues, des gens de notre entourage. La connaissance d’une personne nous permet de l’aimer et de la respecter.

Mais cette connaissance mutuelle implique pour chacun et chacune de nous une rencontre ou une expérience au sens fort du terme. Car connaître le Christ c’est exposer notre vie à sa lumière qui l’éclaire et la transforme. De cette façon, nous pouvons vraiment vivre une relation personnelle avec lui. Cela nous permet aussi de savoir bien écouter sa voix, de la distinguer de celle des mercenaires et de lui obéir constamment.

Jésus est le bon berger parce qu’il assure et sécurise la vie de ses brebis en exposant la sienne pour elles. Ainsi, risquer sa propre vie devient le signe qui consacre et légitime l’authenticité du bon berger qui prouve par là qu’il est le propriétaire de son troupeau et non un mercenaire. Jésus-Christ l’a fait en offrant sa vie pour notre salut, alors que le faux berger, l’imposteur, celui pour qui la vie de la brebis n’a pas de prix l’abandonne, l’hypothèque sans insouciance aucune, à l’approche des loups voraces.

Quand ça devient vraiment dangereux, le mercenaire ne pense qu'à se mettre en sécurité. Pour lui, les brebis c'est secondaire. Avec Jésus c'est différent. Sa priorité c'est de sauver tous les hommes ; il est le "berger de toute humanité".

Il connait chacune de ses brebis.  Oui, Jésus nous connaît tous au plus profond de nous-mêmes. Et quand il dit cela, il ne pense pas seulement aux bons chrétiens. Il pense aussi à tous ceux qui ne le connaissent pas, ceux qui organisent leur vie en dehors de Dieu. D'une façon ou d'une autre, tous font partie de son bercail.

Malheureusement, il se trouve des mauvais bergers qui font tout pour sortir Dieu de nos vies ; et comme la nature a horreur du vide, c’est la Loi du plus fort, du plus puissant, la Loi de l’argent qui a pris ses quartiers parmi nous.

Mais Jésus ne cesse de vouloir "rassembler les enfants de Dieu qui sont dispersés". Le Seigneur compte sur nous pour participer à sa mission de bon berger. C'est pour répondre à son appel que des chrétiens s'engagent dans différentes formes d’apostolat  dans nos communautés.

C’est dire que la véritable expérience de Dieu conduit inéluctablement au don de soi-même. Et plus on avance dans la connaissance de Dieu, moins on se sent indisposé à se dessaisir de sa propre vie pour le bonheur des autres. Cela n’est possible que si nous vivons attachés au Christ. Car, une vie chrétienne qui se prive de jouir constamment de la proximité de Jésus s’étiole. Se passer de la compagnie de Jésus ouvre la voie vers la déchéance et l’inconfort d’une vie sans horizon. 

Enfin, se savoir sous la garde de Jésus, le Bon pasteur, devait nous libérer de nos peurs et des angoisses du monde présent,( la crise sanitaire  due au fameux Covid 19) nous menant ainsi à vivre sans crainte et en confiance notre vie, en sachant qu’auprès de lui est la grâce, la pleine délivrance.

En ce jour où nous prions pour tous ceux et celles qui ont reçu la charge de conduire, accompagner, guider leurs frères et sœurs. Offrons-les au Bon pasteur pour qu’à son école, ils deviennent aussi des pasteurs selon son cœur. Qu’ils nous rappellent au jour le jour, le visage de Jésus-Christ, pasteur par excellence.

 

J.K

 

 


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3 mai 2020 7 03 /05 /mai /2020 11:19

DIMANCHE DE JÉSUS BON PASTEUR

Actes 2, 14a. 36 – 41

Psaume 22(23), 1 – 2ab, 2c – 6

1ère Lettre de Pierre 2, 20b – 25

Évangile selon saint Jean 10, 1 – 10

 

Méditation

 

Vous êtes-vous déjà interrogé sur votre santé spirituelle ?

 

«Prenez soin de vous!», «Restez chez vous!». Depuis le début de cette pandémie et du confinement qui s’en est suivi, ces deux expressions ont désormais pris une toute autre connotation. Là même, paradoxalement, et plus que jamais, le mot ‘’covid-19’’ consonne avec le décompte des morts, glanés à longueur de temps. Ce drame nous rappelle notre fragilité. Personne n’est à l’abri. Le covid, tout le monde peut le contracter. Mais il revient à chacun(e) de l’éviter – ‘’Prenez soin de vous’’. ‘’En vous protégeant, vous protégez les autres’’. Ainsi, malgré tout, cette pandémie nous donne-t-elle une leçon : la solidarité dans la fragilité rend les humains plus forts. Elle élève le sens de l’humanité à l’idée de participer ensemble à un  monde nouveau dans lequel ‘’le chacun pour soi’’ de la concurrence – lutte sans merci – indifférence cède la place à un monde où tout moindre geste – par exemple, prendre son téléphone pour demander à quelqu’un ‘’comment vas-tu ?’’  –  prend tout un sens. La beauté de la vie…

Cette fête de PÂQUES dans le confinement, ou si l’on veut, le CONFINEMENT dans la PÂQUE DU SEIGNEUR – PASSAGE de la mort à la vie en Dieu,  de l’ancien au monde nouveau, nous aussi interroge : ‘’Prends-tu vraiment soin de ton cœur, de ta relation avec le Seigneur, de ta santé spirituelle ?’’ Dans la Bible, le cœur est le lieu de la rencontre avec le Seigneur, le siège de la volonté, le centre et la boussole qui oriente une vie. Comme le disait Antoine de Saint-Exupéry, on écoute avec son cœur. Toute transformation est d’abord intérieure, elle affecte tout particulièrement le cœur. Une invitation à aller à l’essentiel. C’est ce cœur qui est remué à l’écoute de l’exhortation de Pierre. Un cœur touché se tourne vers l’action : ‘’Que devons-nous faire ?’’, demandent les auditeurs de Pierre. Ce dernier les renvoie à eux-mêmes à une thérapie de la vie intérieure, celle d’un lâcher prise : 1° ‘’Convertissez-vous...’’ Se convertir : changer de direction de sa vie : qu’est-ce qui focalise toute l’attention de ma vie. Il s’agit de laisser le dernier mot de sa vie à Jésus? Si ce n’est pas lui, c’est le moment… 2° recevoir le baptême : accepter de faire une plongé dans l’amour de Dieu ; redécouvrir cet amour. Il donne du soleil à la vie… ‘’Revivifions le baptême – la vie d’enfant de Dieu –  que nous avons reçu’’, ‘’ Vivons-en pleinement’’ ... 3° recevoir le pardon de ses péchés : accepter le pardon de Dieu, l’offrir aux autres, et pourquoi pas, au besoin,  le demander aux autres… Bref, la bonne santé spirituelle, c’est une vie réconciliée avec Dieu et avec les autres.

C’est pourquoi la santé spirituelle du chrétien est  un chemin à la suite du Jésus Bon Pasteur.  Il nous appelle chacun(e) par son nom en tenant compte de notre histoire particulière. Il est prêt à s’asseoir à nos côtés pour relire, avec nous, chaque page de notre vie. Il est effectivement le Vrai Pasteur, le Berger de nos âmes parce que sa résurrection donne une perspective nouvelle à nos existences quotidiennes. Nous sommes créés pour la gloire de Dieu.  Nous ne sommes pas le fruit du hasard, ni les marionnettes joués par un destin implacable. Notre vie a un but : vivre la bonne santé spirituelle. Voilà la vocation de l’homme. À chacun(e) de la vivre selon ce que lui inspire l’Esprit-saint : envie de prier, d’écouter ou lire la bible, le besoin de témoigner de sa foi... Tel est le vrai motif de joie que même la grisaille du confinement ne peut ôter.

 

Ambroise Longi

 

 

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