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23 mai 2020 6 23 /05 /mai /2020 08:47

Le 22 mai 2020, Vendredi de la 6ème semaine de Pâques (Jean 16-20-23)

Dans l'Évangile de ce jour, nous voyons Jésus distinguer la période qu'il est en train de vivre avec  ses disciples et celle qui sera la leur quand ils seront conduits par l'Esprit Saint. D'ici peu de temps, ils ne le verront plus ; il s'en va vers le Père. Ce départ passera par la Passion et la mort sur la croix. C'est alors que les disciples pleureront.

Mais sous l'impulsion de l'Esprit Saint, leur peine de ne plus le voir se changera en joie. Aujourd'hui comme autrefois, le Christ nous invite à abandonner  la peur, la tristesse et la douleur. Il nous invite à les enterrer dans son tombeau, à les effacer avec la promesse de la résurrection.  Il nous annonce sa victoire sur la mort et le péché. Il nous apporte une joie que personne ne pourra nous enlever.

Son message est source de joie: « Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète ». Notre joie chrétienne jaillit de la source de son cœur débordant. Il promet aux disciples: « Vous serez tristes, mais votre tristesse se changera en joie » (Jn 16, 20). Et il insiste : « Je vous verrai de nouveau et votre cœur sera dans la joie, et votre joie, nul ne vous l’enlèvera (Jn 16, 22). Par la suite, les disciples, le voyant ressuscité « furent remplis de joie » (Jn 20, 20).

Pourquoi ne pas entrer nous aussi dans ce fleuve de joie malgré cette crise sanitaire qui paralyse le monde?

Seigneur Jésus, hier, nous avons contemplé le mystère de ton Ascension, lorsque tu es monté au ciel et que tu as disparu de la vue des apôtres. Désormais, tu es assis à la droite du Père, c’est-à-dire que tu es partout en même temps. Tu es à nos côtés en ce moment, même si nous ne pouvons  pas te voir.

Seigneur ressuscité, fais-nous  sentir la douceur de ta presence en cette periode difficile.

 

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23 mai 2020 6 23 /05 /mai /2020 08:43

Pendant quarante jours, après sa résurrection, Jésus a accompagné ses disciples. Au cours de ses multiples apparitions, il les a instruits sur le mystère de sa mort et sa résurrection, sur le royaume de Dieu. Son ascension achève cette dynamique qui avait commencé depuis la résurrection, celle de sa glorification. Sa mort et sa  résurrection, son ascension et l’envoi du Saint-Esprit constituent pour nous, à la fois, des événement du salut et des facettes d’un seul et même mystère. La lettre de saint Paul aux Ephésiens (2è lecture) en parle comme du mystère de l’association de tous les fidèles à la gloire sans prix du même héritage, de la divinité du Christ.

De la même manière que  Dieu a déployé une énergie formidable pour tirer le Christ de la mort, de même Dieu déploie une puissance incomparable  pour les croyants. La résurrection du Christ préfigure la nôtre. Le Christ Tête de l’Église est glorifié.  Son ascension signifie sa glorification.  Désormais, chante la 1ère préface de l’ascension, ‘’le Christ est ce Roi de gloire devant qui s’émerveillent les anges’’. Sa glorification entraîne celle de tous les membres de son Corps. La même préface de l’ascension précise de manière encore plus belle : en entrant dans la gloire, le Christ ‘’ne s’évade pas de notre condition humaine : mais en entrant le premier dans le Royaume, il donne aux membres de son corps l’espérance de le rejoindre un jour’’.

C’est pourquoi entre le moment de son départ et celui de son retour à la fin du temps s’ouvre le temps de l’Église,  le temps du témoignage.  Jésus coupe court à la curiosité de ses disciples, intéressés à savoir le jour et la date   du rétablissement de ce Royaume de Dieu dont il parle tant. Comme pour les disciples, ce qui nous importe, c’est de commencer par disposer notre cœur à recevoir la force du Saint-Esprit. C’est vraiment lui qui nous investit de la force de témoigner. Comme si les disciples ne semblaient pas comprendre : quand le Christ disparaît à leurs yeux, deux hommes – exactement en vêtement blanc comme au tombeau vide – viennent leur rappeler qu’il faut se bouger. ‘’Il n’y a pas de temps à perdre à rêver, à regarder vers le ciel’’, leur rappellent-ils. Il faut partir,  il faut absolument s’engager à quelque chose. Il apparaît donc clairement que la promesse de la vie éternelle n’est pas un opium qui ferait vivre les chrétiens en dehors des défis du monde.

La fête de l’ascension coïncide avec la deuxième vague importante du déconfinement. Comme le hasard fait bien les choses,  pourrait-on dire. Et si cela était une occasion toute donnée pour tirer profit du temps d’approfondissement réalisé pendant ce temps de désert social, en mettant en place un nouvel espace de témoignage, un témoigner autrement. Pourquoi pas ?

 

 

                                                                                              Ambroise Longi

 

 

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22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 16:47

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20 mai 2020 3 20 /05 /mai /2020 11:30

Le 20 mai 2020, Mercredi de la 6ème semaine de Pâques.(Jean 16,12-15.)

Le texte de l’Évangile d’aujourd’hui  nous prépare à célébrer dans quelques jours  la fête de la Pentecôte. Retenons que le discours que Jean met dans la bouche de Jésus ne s’adresse pas uniquement aux apôtres qui sont ses interlocuteurs dans le récit.

Il s’adresse à tous les croyants de tous les temps. Il s’agit d’une exhortation et d’une catéchèse pour aujourd’hui en soulignant  effectivement  le rôle de l’Esprit  dans la vie du disciple de Jésus.

La première chose qui nous frappe dans ce court extrait c’est la nécessité de l’Esprit pour entrer dans le mystère de Jésus ; « Il me glorifiera, car il reprendra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître ». Seul l'Esprit Saint peut nous faire comprendre et vivre en profondeur le mystère de Dieu.

Les apôtres ne l'ont découvert que très progressivement.  En Jésus, c'est Dieu qui se révèle. Il est le Dieu qui nous aime au point de devenir l'un de nous. Il nous conduit dans sa vie. Dans l'évangile de ce jour, Jésus nous annonce qu'il nous a laissé son Esprit pour continuer à nous guider vers la Vérité tout entière, vers la vie de Dieu.

C'est alors que nous découvrons la merveille insoupçonnable. C'est ainsi que Dieu nous révèle les merveilles de son amour. Il nous ouvre la porte de son cœur pour nous les partager de l'intérieur. Mais rien n'est possible si nous ne plongeons pas dans cet océan d'amour qui est en Dieu.

C'est de cela que nous avons à témoigner dans le monde d'aujourd'hui. Nous avons à lui dire que Dieu l'aime et qu'il nous appelle tous à revenir vers lui. C'est en vue de cette mission que Jésus nous envoie l'Esprit Saint, pour qu'il nous conduise vers la Vérité tout entière.

L'important, ce n'est pas d'avoir de grandes qualités intellectuelles, c'est d'être rempli de l'amour de Dieu et de vouloir le communiquer aux autres. Tout commence par le temps où nous venons puiser à la source dans la prière, l'écoute de la Parole Dieu et surtout l'Eucharistie.

C'est à ce prix que nous pourrons être l'Église de la Pentecôte. Que ton Esprit, Seigneur, soit avec nous pour nous aider à accueillir l'amour qui vient de toi. Qu'il nous donne force et courage pour en être les témoins tout au long de notre vie.

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20 mai 2020 3 20 /05 /mai /2020 11:28

Méditation – Mardi de la 6ème Semaine de Pâques

Jn 16,5-11

 

Les évangiles de ces derniers jours fixent notre regard sur le départ prochain du Seigneur Jésus. Ce discours d'adieu est assez complexe mais il me semble être rempli d'espérance. Le Christ ne nous laisse pas orphelins : il nous envoie l'Esprit Saint comme défenseur. C'est ainsi que sa présence se prolongera malgré son départ imminent vers le Père. Son "départ", il le vit comme une chose toute simple, comme "un retour à la maison". L'atmosphère est toutefois solennelle et remplie d'émotion, comme, lorsque sur le quai du train ou à l'aéroport, on embrasse un être cher qui s'en va pour longtemps…

 

Le Seigneur Jésus nous promet un heureux défenseur, l'Esprit Saint, le "Paraclet" (littéralement : "appelé à côté de"). Ainsi, des synonymes pourraient être : assistant, avocat, soutien. Et bien sûr, lorsqu'une présence est ainsi affirmée, notre curiosité est légitimement alertée : qui est-il ? D'où vient-il ? L'Evangile nous le dit avec force : l'Esprit Saint sera un révélateur, le défenseur du Christ dans le cœur du croyant, et il intensifiera la communion d'amour entre le Seigneur et les croyants, et entre les croyants eux-mêmes. Dans la poursuite de l'œuvre de Jésus, dans le développement du Royaume, dans la fidélité personnelle de chacun, le Défenseur apparaît comme la lumière et la force indispensables que le Père envoie aux hommes. Aussi, il est normal que le Christ nous persuade de l'importance de la présence de l'Esprit comme défenseur et comme interprète pour mieux comprendre sa mission. En effet, ce n'est que dans l'Esprit que les disciples (d'hier et d'aujourd'hui) pourront mieux percer le mystère de la personne du Seigneur Ressuscité. Mais, pour que nous parvienne l'Esprit, le Christ doit s'en aller, remonter auprès du Père (nous en ferons mémoire jeudi, lors de la fête de l'Ascension). Certes, il a donné à ses disciples l'essentiel de la Révélation (qu'il est lui-même), mais c'est l'Esprit qui les introduira à la plénitude de sens de ses paroles et de ses gestes.

 

De plus, l'Esprit fera la vérité, "il établira la culpabilité du monde en matière de péché, de justice et de jugement". Ce triple témoignage de l'Esprit nous pousse aujourd'hui encore à convertir notre cœur en nous retournant sans cesse vers notre Père miséricordieux, forts de la certitude que "déjà le prince de ce monde est jugé". Ce triple témoignage de l'Esprit nous pousse aussi à témoigner à notre tour de la foi en ce Dieu qui s'est fait si proche de nous, qui nous relève, qui a été glorifié dans sa résurrection et qui nous entraîne à sa suite vers le Père. Finalement, nous n'avons qu'une seule chose à faire : reconnaître, et ceci dans les deux sens du mot. Reconnaître, c'est d'abord identifier en nous et autour de nous les manifestations de l'Esprit ; nous savons qu'elles sont données, à nous de discerner, en Eglise. Reconnaître, c'est encore remercier le Père de nous avoir donné son Esprit et de nous permettre d'en témoigner. C'est ainsi que nous serons progressivement détournés de nous-mêmes et que nous deviendrons capables de nous abandonner au souffle de l'Esprit.

 

Le Seigneur Jésus, pendant son temps de présence sur la terre, a été une "présence" visible de Dieu. Maintenant, nous avons la grâce de recevoir une autre "présence", celle de son Esprit Saint, qui ne nous abandonne jamais. Ce "temps de l'Esprit" est aussi "temps de l'Eglise". Et c'est nous qui sommes le Corps du Christ, l'Eglise, le Peuple de Dieu en marche, animé par l'Esprit. Nous savons que, ailleurs dans l'Evangile, Jésus a dit que le Père ne saurait refuser l'Esprit à qui le lui demandera. Cette prière est donc toujours exaucée, encore faut-il qu'elle soit formulée. Faisons donc nôtre cette invitation, à quelques jours de la fête de la Pentecôte. Puisse l'Esprit Saint nous emplir de force et de joie, de feu et de foi, afin que le Seigneur se fasse mieux connaître dans le cœur de chacun et qu'il donne à tous le courage de la fidélité, "pour la gloire de Dieu et le salut du monde". "Viens Esprit de sainteté, viens Esprit de lumière, viens Esprit de feu, viens nous embraser". Amen.

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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 11:19

Le 18 mai 2020, Lundi de la 6ème semaine de Pâques(Jean 15, 26 à 16, 4a)

Ce passage de l’évangile de Jean se situe avant l’arrestation de Jésus et sa crucifixion. Jésus passe  ses derniers moments avec ses disciples. Jésus les prépare donc  à continuer son œuvre sans lui.

Ce sont eux qui vont aller enseigner et diffuser le message de Jésus. Ce sont eux qui vont faire face aux incompréhensions des hommes et à leur violence. Il  les avertit (ses disciples) qu'ils auront à souffrir de la haine du monde. Leur vie sera un dur combat. Ils devront faire preuve de courage et de ténacité. Ils seront persécutés, battus, emprisonnés, martyrisés.

Mais face à toutes ces attaques, les disciples de Jésus ne sont pas seuls. Il leur a promis un "défenseur" : c'est "l'Esprit de Vérité qui procède du Père et du Fils. Il est toujours là pour accompagner les chrétiens persécutés.

Il vient leur donner force et courage pour témoigner de leur foi au Christ. Tout au long des siècles, on a cherché à étouffer l'annonce de l'Évangile. Pour beaucoup, la foi des chrétiens c'est de l'obscurantisme. Leur témoignage dérange car il va à l'opposé des idées à la mode.

C’est grâce à l’esprit de Dieu que les disciples pourront trouver la force, le courage et les mots pour continuer à diffuser le message de Dieu. Ces paroles étaient adressées par Jésus à ceux qui l’entouraient alors, mais elles nous concernent nous aussi.

L’esprit de Dieu n’est pas réservé à quelques uns ; tous(baptisés) nous pouvons y accéder. Cette rencontre suppose une attitude d’ouverture et de disponibilité qui permet alors à Dieu de venir nous toucher chacun au plus intime de nous-même.

L'Esprit Saint nous est donné pour nous fortifier dans la foi. Quand les chrétiens sont tournés en dérision, quand ils sont persécutés, il intervient comme "défenseur". C'est lui qui donne aux martyrs d'aujourd'hui le courage nécessaire pour rester fidèles jusqu'au bout.

Tout au long de notre vie, il arrive des fois que Jésus nous soit perdu de vue ! Tellement embourbés dans nos propres problèmes que plus rien ne peut occuper notre esprit dans ces moments là. Face aux turbulences de la vie, notre foi est mise à rude épreuve par le doute ou le découragement.

Cependant, savons-nous qu’au fond de nous-même se cache une force inestimable, souvent dormante mais toujours prête à se réveiller. Encore faut-il la découvrir… Par moment le courant spirituel semble interrompu, mais l’Esprit-Saint est toujours là, dans notre for intérieur, prêt à nous guider.

“Notre compagnon de route est l’Esprit Saint”, a affirmé le pape François lors de la messe célébrée à la Maison Sainte-Marthe, le 30 avril 2019. Mettons-nous sans tarder en contact avec lui ! Sa Puissance cassera le cercle néfaste qui nous enferme. Sa Paix désamorcera bien des situations difficiles. Contre vent et marée, puisons notre force en Dieu pour remonter la pente. Laissons l’Esprit-Saint agir en nous.  "O Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre…"   

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17 mai 2020 7 17 /05 /mai /2020 09:29

L’évangile de ce dimanche nous met devant un paradoxe. Voici comment. Jésus avait été annoncé comme ‘’Emmanuel’’, ce qui veut dire ‘’Dieu-avec-nous’’ (Mt 1, 23). Raison pour laquelle il est venu chez nous, les hommes, en naissant de la vierge Marie.  Voie toute normale pour être humain. C’est encore pour être avec nous qu’il ressuscite, qu’il se révèle à ses disciples après sa résurrection. Avant son retour au Père, après avoir chargé les apôtres de la double mission d’annoncer l’évangile à la terre entière et de baptiser tout quiconque croirait à cette parole, il termine par cette promesse: ‘’Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde’’ (Mt 28, 20). Mais aujourd’hui, ses paroles sonnent comme un adieu, ‘’à-Dieu’’. ‘’Si vous aimez, dit-il, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera toujours avec vous : l’Esprit de vérité’’. S’agit-il tout simplement d’une présence, somme toute passagère ?

Que du contraire !

‘’Etre avec nous’’, ‘’un autre défenseur’’, la présence de Jésus au monde est manifestement tout le défi de notre foi. Cette présence que chacun de nous voudrait vraiment ressentir aux heures difficiles, quoique pas seulement. Comme un vrai ami, la présence de Jésus n’en serait que des  plus chaleureuses ; elle n’ennuierait sans doute personne, que je sache. Et précisément en ce temps de déconfinement, où tout commence à reprendre, on aimerait bien qu’il soit là pour toucher les cœurs, que sa présence soit plus évidente, qu’il dise quand même un mot... A la place, Jésus parle d’ ‘’un autre défenseur’’, l’Esprit saint. Une démission ou vaine promesse ? Contre quoi vient-il nous défendre, au juste, cet autre défenseur ? Que nous apporte-t-il ?

À ce compte, la mission de l’Esprit Saint est d’achever l’œuvre de Jésus : inscrire la présence de Dieu au plus profond de notre être, afin que nous devenions ‘’à-Dieu’’, c’est-à-dire ‘’consacrés’’.  Voici comment il agit concrètement.

1° Il est le consolateur. Il demeure avec nous, en nous. C'est le témoignage intérieur de l'Esprit, la vie éternelle comme expérience vécue, avant d'être réalisée dans l'avenir. Le Christ vivant n'abandonnera jamais les siens à la douleur (Jn 14, 18). Il veut être au fond de nous un signe d’espérance, cette espérance qui ne trompe point (Rm, 5, 1 – 3).

2° Il est l'Esprit de vérité qui conduit à la vérité. Il éclaire les cœurs de la lumière de Dieu. Il n’y a de vraie présence que celle ressentie avec le cœur, lieu d’accueil et de rencontre de l’autre. Quand un cœur est saisi, cela rejaillit forcément sur toute la personne, ses actions, ses relations. Voilà pourquoi Jésus conditionne le don de cet Esprit à l’accueil de son amour. Et quand il dure, cet amour, il devient fidélité, une fidélité à la parole reçue et donnée, fidélité aux commandements de Jésus.

3° Il est le défenseur qui vient au secours de notre faiblesse. Comme l'assistant qui se tient près d'un accusé et qui peut, suivant les besoins, encourager, conseiller ; il est là aussi pour nous défendre, inspirer au juge des sentiments de bienveillance. Le Paraclet est notre avocat auprès du Père. Il est en ce sens aussi celui qui imprime un dynamisme au témoignage de l’Église. Car, après tout, c’est lui touche les cœurs, appelle, convertit et envoie. Aussi chaque chrétien devient-il sacrement, signe et moyen,  par lesquels Dieu se rend présent au quotidien, parmi les hommes. Quel honneur et quelle responsabilité, tout à la fois !

 

Ambroise L.

 

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15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 11:09

Le 15 mai 2020,  Vendredi de la 5ème semaine de Pâques(Jean 15, 12-17)

Jésus disait à ses disciples :  «Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés »

La page d’évangile d’aujourd’hui est un hymne composé en l’honneur de l’amour de Dieu et de l’amour des autres. Jésus livre le cœur de son message et nous confie son testament. Il se présente comme étant le modèle de l’amour, dans ses paroles et dans ses gestes les plus simples.

« Vous êtes mes amis » : ceci est le cœur même de notre relation avec Dieu. Parce que nous sommes ses amis, il nous met au courant des pensées et des plans de Dieu pour notre monde. Dieu nous invite à construire un monde de paix, de compréhension, de pardon, de partage, d’amitié et d’amour. Et ceci commence au cœur de nos familles où les enfants apprennent la tendresse, l’accueil, le pardon, la tolérance, le respect des autres, l’amour de Dieu.

Notre vie chrétienne peut se développer dans la mesure où nous permettons à cette amitié avec Dieu de grandir et de s’épanouir.

Bon nombre de chrétiens font l’erreur de ne plus avoir de temps pour Dieu dans leur vie. Ils cessent de prier, de rencontrer le Seigneur le dimanche, d’enseigner à leurs enfants les valeurs chrétiennes.  Et lorsque l’aspect religieux a peu d’importance dans la vie de tous les jours, petit à petit, la foi se flétri, se dessèche et meurt.

Si aujourd’hui le Seigneur utilise l’image de l’amitié c’est pour évoquer la qualité éminente et la fonction absolument libératrice de son rapport avec nous. Jésus se pose comme notre ami véritable. Il entre dans le champ de nos relations, à côté des autres, en compétition avec d’autres. Il demande à devenir notre meilleur ami. Pour que nous aimions plus… et mieux.

Il ne se contente pas de nous dire aimez-vous les uns les autres, c'est-à-dire aimez-vous comme vous pouvez ! Non il nous dit aimez-vous comme je vous ai aimés ! Et comment Jésus nous a-t-il aimé ?

Il nous a aimé totalement et gratuitement.  Il a accepté de mourir pour nous sur la croix, sans aucune assurance de notre conversion. Son commandement signifie donc que nous avons à aimer les autres sans réserve, sans à priori ! Pour chacun de nous cela signifie ; donner notre vie aux autres.

Voilà pourquoi dans l’Église, ce qui nous rassemble, c’est l’amitié que Dieu a pour nous et l’amitié que nous avons les uns envers les autres. Cette amitié s’appuie sur le respect, l’ouverture et le service.

L’une des plus belles images que nous ayons de Jésus est celle du lavement des pieds. À genoux devant ses apôtres, il est à leur service. « Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien car je le suis. » Et il ajoute : « dès lors, si je vous ai lavé les pieds, vous devez vous aussi vous laver les pieds les uns aux autres » (Jn 13, 13).

Notre Dieu qui est bon, tendre et miséricordieux veut être notre ami. « Je vous appelle mes amis car tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître ». Demeurons dans cet amour. Considérons comme une faveur immense d’être les amis du Christ, appelés à lui ressembler dans l’amour, jusqu’à nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés.

 

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14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 10:08
La joie de l'amitié: Jn 15, 9-17
 
"Je vous appelle mes amis" dit le Seigneur à ses disciples, ceux d'hier et ceux d'aujourd'hui.  Cette amitié est mentionnée au cœur du discours d'adieu, entre le lavement des pieds et la passion. Assez spontanément, Dieu paraît loin au-dessus de nous. Et voici que la pointe ultime de la Révélation nous amène à vivre en amitié avec le Seigneur Jésus, lui, le familier de Dieu le Père. 
 
"Je vous appelle mes amis": tel était le litre d'une méthode de catéchèse dans les années 80. Si un enfant, un jeune, un adulte a senti un jour cette amitié forte du Seigneur, sa vie en est illuminée. C'est une amitié faite de compassion, de miséricorde et d'engagement. Elle donne des ailes et du courage. 
 
Une amitié, çà s'entretient! Ne dit-on pas "loin des yeux, loin du cœur"! Or le cœur est précisément un de ces lieux privilégiés où s'entretient la relation avec le Seigneur. Plus encore en ces jours qui nous privent de rencontres en assemblée de fête et de prière. Je pense ici à la prière du cœur de nos frères et sœurs d'Orient, une prière pratiquée aussi chez nous. De quoi s'agit-il? De redire au rythme de la respiration cette prière dite du publicain: "Jésus, Fils de Dieu Sauveur, prends pitié du pécheur que je suis". Ou plus simplement encore dire et redire au cours de la journée, du plus profond du cœur le prénom de l'ami: "Jésus".
 
Cette amitié, nous le savons, vécue de manière intime, ne nous replie pas sur nous-même. Elle est liée naturellement ou évangéliquement à cette invitation: "Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime".
 
Bonne journée dans l'amitié du Seigneur!

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13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 09:10

Le 13 mai 2020, Mercredi de la 5ème semaine de Pâques(Jean 15, 1-8)

Dans l’Ancien Testament, l’image de la vigne sert à décrire le peuple de Dieu (cf. Is 5,1-7). Le vigneron qui prend soin de sa vigne, c’est Dieu. L’originalité de cet évangile d’aujourd’hui vient de ce que Jésus s’attribue à lui-même cette image : « Je suis la vraie vigne et mon Père est le vigneron. »

Cela indique que le peuple de Dieu que nous formons n’a d’existence que dans la personne du Christ. C’est seulement si nous demeurons en Jésus que nous formons ce peuple. Les fidèles sont donc les sarments. S’ils sont séparés de la vigne, ils se dessèchent. Attachés à la vigne, ils portent du fruit. Si le croyant vit de cette union au Christ, il peut être assuré que sa prière, puisqu’elle est celle du Christ, sera exaucée.

L’enseignement d’aujourd’hui vise à nous révéler le mystère de notre branchement à la vigne, de notre rattachement à la vie du Christ. Il nous est dit jusqu’à quel point nous faisons corps avec lui, et comme c’est important.  La foi nous établit dans un lien vital et libre et confiant avec le Christ. Et cela nous donne d’être nourris d’une sève nouvelle, celle de l’Esprit qui passe en nous. Pour une demeure intime avec le Christ.

En lui nous avons part à la vie même de Dieu. Notre condition chrétienne se doit, dans cette symbiose, de produire du fruit.  C’est là tout le défi de notre appartenance à la vigne.

« Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous donniez beaucoup de fruit. »  Quelle insistance ! De quel fruit s’agit-il donc ? J’ose croire qu’il s’agit de tout ce qui est bon et beau, profitable et nourrissant pour l’homme d’aujourd’hui. Tout ce qui rassemble et tout ce qui fait vivre et aimer en cette horrible période de crise sanitaire. Tout ce que nous faisons avec l’élan de l’amour et de l’amitié, de la paix et de la communion. Fruit d’abord de conversion, du pardon, de miséricorde. Fruit d’intelligence et de sagesse, fruits de l’Esprit et de toute charité. De ces fruits-là, nous n’aurons jamais assez.  Puissions-nous être toujours en mesure d’en produire !  Que nous en ayons le goût !  Nous en avons les moyens dans le Christ ! Que Notre-Dame de Fatima intercède pour nous.

 

Le lien vers la "Parole & Evangile du jour en lecture Audio" se trouve dans la rubrique "Liens Utiles" à gauche.

 

 

 

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