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7 juin 2020 7 07 /06 /juin /2020 12:25

DIMANCHE DE LA SAINTE TRINITÉ

Exode 34, 4b – 6. 8 – 9

Daniel 3, 52 – 56

2è Lettre aux Corinthiens 13, 11 – 13

Évangile selon saint Jean 3, 16 – 18

 

Méditation

 

Icône byzantine – La Sainte Trinité de Roublev

 

Après la fête de la Pentecôte qui clôture le temps de pâques, nous revoilà dans la deuxième partie du temps ordinaire. Et nous fêtons en ce dimanche la Sainte Trinité. Un seul Dieu en trois Personnes : Père, Fils et Saint-Esprit. La connaissance que nous en avons-nous vient de Jésus. Il nous révèle qu’il est le Fils d’un Père. Et il nous dit que Lui et le Père sont un. Tout ce qui est au Père est au Fils et tout ce qui est au Fils est au Père. Avant de rentrer dans la gloire qu’il partage éternellement avec le Père, il nous a promis l’Esprit Saint qui procède du Père. Il est leur commun amour.

Loin de nous enfermer dans l’idée du dogme – avec toutes les résonances que garde cette expression – la Sainte Trinité nous révèle un amour qui se vit et qui veut se communiquer aux hommes pour les entraîner dans cette vie d’amour qui est éternellement leur. Ainsi aux moments importants de l’histoire, c’est chaque fois toute la Trinité qui s’engage. On le voit d’abord à la création : L’Esprit planait sur les eaux ; Dieu crée par sa parole. Avant cela, ils tiennent conseil : ‘’faisons l’homme à notre image’’.

À l’annonciation, c’est le Père qui envoie l’ange Gabriel annoncer à la vierge Marie la naissance de Jésus. Selon la volonté du Père, le Fils est conçu dans le sein de la vierge par la force de l’Esprit Saint. Ainsi Jésus, cette Parole qui est de toute éternité tournée vers le Père, accepte un jour de venir habiter parmi les hommes : ‘’Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous’’. Il nous révèle le visage du Père.

À son baptême au Jourdain, lorsqu’il sortit de l’eau, le ciel s’ouvrit, l’Esprit descendit sur lui sous l’aspect d’une colombe et la voix du Père se fit entendre : ‘’Celui-ci est mon Fils bien aimé’’.

À l’ultime heure de la croix, Jésus s’abandonne entre les mains du Père et il nous rend l’Esprit.

Et sa résurrection est aussi l’action des trois Personnes : le Père ressuscite le Fils par la force de l’Esprit Saint.

Ainsi aujourd’hui, la solennité de la Sainte Trinité nous délivre un ineffable message : Dieu est Amour. Amour miséricordieux d’un Père, révélé en son Fils, agissant en nos vies par l’Esprit. Chantons le cœur de notre foi, la source de notre communion. Et acceptons que la Sainte Trinité, modèle parfait de l’amour dans la diversité, inspire nos manières de vivre la vie de famille. Quelle richesse, en effet, quand l’amour n’est pas vécu comme effacement de toutes différences.  L’unité n’est jamais assimilatrice ; elle est facteur de richesse, si elle est vécue dans un esprit de famille comme nous l’inspire la Famille de Dieu. Cette belle expression ‘’Église Famille de Dieu’’ est justement l’analogie qu’avait adoptée l’Église en terre africaine pour symboliser la communion ecclésiale qui doit s’inspirer de l’unité et de la communion entre Dieu le Père, le Fils et tous les frères de la famille divine dans l’Esprit. Que la Sainte Trinité aide également les Églises séparées – la séparation étant, ô combien, un scandale qui blesse le vœu le plus profond de Jésus, celui de l’unité de ses membres – à engager et à renforcer, par des initiatives concrètes, leurs liens visibles de communion.

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2 juin 2020 2 02 /06 /juin /2020 10:36

Le 03 juin 2020, mercredi de la 9ème semaine du temps ordinaire (Marc 12, 18-27)

Charles Lwanga et ses 21 compagnons, Martyrs

La foi en la résurrection est au cœur de l'Évangile. Elle en est même l'élément central. Et pourtant, ils sont nombreux ceux et celles qui ont du mal à y adhérer, même parmi les chrétiens.

L'Évangile de ce jour atteste que cela n'allait pas de soi dans le judaïsme de l'époque. Les pharisiens l'acceptaient. Mais les Sadducéens plus conservateurs, l'ont toujours refusé parce qu'elle n'était pas inscrite dans la loi de Moïse.

Ils allaient même jusqu'à la tourner en dérision. Les deux groupes, pharisiens et sadducéens interrogent Jésus pour le mettre dans l'embarras. Dans sa réponse, Jésus cite le livre de l'Exode : Dieu se présente à Moïse comme "le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob".

Ces trois patriarches sont morts depuis longtemps. Mais Jésus en conclut que Dieu n'est pas le Dieu des morts mais celui des vivants. Voilà cette bonne nouvelle qui nous est rappelée en ce jour. À la suite des patriarches et de bien d'autres croyants, nous sommes tous appelés à cette vie nouvelle que Jésus appelle le Royaume de Dieu.

Ce monde nouveau n'est pas la continuation de celui dans lequel nous vivons actuellement. Il est tout autre. Il y a une rupture radicale entre la vie actuelle et la vie de ressuscité. L'important c'est de faire confiance à celui qui a dit : "Je suis la résurrection et la Vie… Celui qui croit en moi vivra éternellement."

Ce trésor de la résurrection, nous ne pouvons pas, nous ne devons pas le garder pour nous. Il nous faut le transmettre, le crier au monde entier. Au-delà de la mort, nous serons vivants en Dieu. Cette espérance doit nourrir notre prière.

La question de la résurrection ! Voilà qui est clair dans l’évangile ! Pourtant aujourd’hui encore on trouve des chrétiens qui sans nier la résurrection se laisse attirer par d’autres croyances notamment celle de la réincarnation.

Il est impossible de croire aux deux en même temps ! La résurrection est la vie avec Dieu après une seule vie passée sur terre, la réincarnation n’est pas la vie avec Dieu mais une série de vies terrestres jusqu’à ce que la perfection de l’âme lui permette de se fondre dans le « tout » … il n’y a pas là de vie avec Dieu !

Alors où l’on croit à l’un ou l’on croit à l’autre mais pas les deux en même temps !  Et croire à la réincarnation, aux vies antérieures, c’est nier le sacrifice et la résurrection du Christ ! Alors qu’elle est réellement notre foi.

L’évangile est clair, l’enseignement de l’Eglise est clair : le Christ est mort et ressuscité pour qu’après cette vie nous ayons la vie éternelle auprès de Dieu.

Par ailleurs certains pensent à la vie dans l’au-delà comme la copie de cette vie ici-bas ou l’on retrouverait l’amour privilégié de notre époux, de notre épouse, de nos enfants ! Mais là aussi Jésus est clair : « Lorsqu'on ressuscite d'entre les morts, on ne se marie pas, mais on est comme les anges dans les cieux ».

Certes au ciel nous pourrons retrouver tous ceux que nous avons aimés sur terre et qui nous ont aimés, mais en Dieu l’amour sera si pur si intense qu’il sera alors le même envers toutes les âmes du ciel. Dans le cœur de Dieu il n’y a plus de préférence qui tiennent : tout est amour rien qu’amour.

Puissions-nous à la lecture de ce passage de l’évangile revoir aussi l’enseignement de l’Église et bien redéfinir notre foi, en louant Dieu pour la vie éternelle qu’il nous offre.  Que saint Charles Lwanga et ses 21 compagnons intercèdent pour nous.

 

(Lire aussi Le Catéchisme de l’Église Catholique § 988-994)

 

 

 

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2 juin 2020 2 02 /06 /juin /2020 10:36

DIMANCHE DE PENTECÔTE

Méditation

Lecture du livre des Actes des Apôtres (2, 1‐11)

« Tous furent remplis d’Esprit Saint
et se mirent à parler en d’autres langues »

Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours après Pâques, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière. Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. Or, il y avait, résidant à Jérusalem, des Juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel. Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient en pleine confusion parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte ceux qui parlaient. Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient : « Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans son propre dialecte, sa langue maternelle ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène, Romains de passage, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu. »

Voilà ainsi raconté l’évènement de la Pentecôte. Mais que signifie-t-il pour nous ? Si Pentecôte est vraiment l’aboutissement de la fête de Pâques, elle n’en constitue pas une finalité en elle. Aussitôt après l’ascension du Seigneur, les disciples  montent dans la chambre haute, le cénacle, assidus à la prière pour attendre l’accomplissement de la promesse que Jésus leur avait faite, celle d’attendre la force d’en haut qui ferait d’eux des témoins. En cela, la fête de la Pentecôte est un nouveau départ. L’Église, qui se manifeste, en ce jour, sort de la clandestinité et de la peur ; elle peut désormais commencer sa mission. Cet accomplissent se fait dans le sillage de l’Ancien Testament. Il est préfiguré par trois signes.

D’abord le don de la Loi. C’est dans le contexte de la fête juive qui commémore le don de la Loi sur le Sinaï que les disciples saisissent une nouvelle signification : au lieu de la loi gravée sur les pierres, le don de l’Esprit Saint vient réaliser une promesse, à savoir la loi inscrite dans les cœurs. Le grand coup de vent, le feu, le bruit, tout évoque le récit au cours duquel Dieu fait alliance avec les israélites et leur donne les Dix Paroles. La douceur du grand bruit, des langues de feu qui se posent sur chaque tête, les gens qui ne vont plus sur la montage, tout cela montre, en revanche ici, qu’il y a un sens nouveau. Un feu qui brûle sans consumer. Le feu du buisson ardent qui purifie. En cherchant Dieu de tout son cœur chacun peut désormais ressentir sa présence, entrer en communication avec lui dans son cœur. C’est le sens du culte nouveau, celui des vrais adorateurs qui adorent en esprit et en vérité. Alors, ouvre ton cœur pour écouter Dieu qui te parle dans la conscience.

Ensuite, il y a ces langues qui se délient et qui prophétisent. Ça y est, la prophétie du prophète Joël s’accomplit : faire de tout un peuple des prophètes : des vieillards qui prophétisent, des jeunes filles qui ont des visions. C’est l’apothéose de la grâce de Dieu. Elle vient nous faire sortir des sentiers battus des habitudes, des certitudes vicieuses qui nous détournent de la lumière de Dieu. Les volontés de Dieu deviennent accessibles à tous. Nous aussi, osons demander ces dons de l’Esprit… Alors nous pouvons sentir toute l’émotion qui accompagne cette parole du Prophète :  « Ah, si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple, un peuple de prophètes»  

Enfin, l’unité rétablie entre les langues. Les associés de la tour de Babel n’ont pu continuer leur projet de bâtir un gratte-ciel parce que la confusion des langues a empêché toute communication, la diversité des langues était devenue un handicap. À la Pentecôte, la diversité initiale ne gène plus l’intercommunication. L’énumération très large de tous les peuples présents à Jérusalem préfigure le rassemblement final en Jésus. Mais déjà, tous, et chacun dans sa langue entend les merveilles de Dieu. L’universalité du salut de Dieu adressé à tous les hommes est anticipée. Telle est toute la beauté de cette fête : la diversité des dons de l’Esprit, des langues, des cultures est appelée, conviée à servir l’unité du corps du Christ. Ainsi, découvre-t-on que Dieu est Amour, le Fils est Don total et l’Esprit est Liberté. Chacun a sa place dans le monde et dans l’Église.

Pour fêter la Pentecôte avec fruit, nous sommes conviés à avancer au large et adopter un regard de profondeur. Ce dernier consiste précisément à ne pas voir les choses et les personnes selon les apparences extérieures nous inclinant à juger, déprécier et à exclure trop vite, et parfois, à la légère…

« Esprit de lumière et d’amour, sois pour nous l’Amour du Père dans le Fils »

 

 

 



 

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Published by JS
31 mai 2020 7 31 /05 /mai /2020 08:57
Carnet Notre Dame de Foy
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29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 16:18

Le 29 mai 2020, Vendredi de la 7ème semaine de Pâques(Jean 21, 15-19)


Dans cette page de l’évangile, il s’agit de la triple question de Jésus à Pierre : « Pierre, m’aimes-tu ? ». Sur base de la réponse affirmative de celui-ci, Jésus lui confie la charge de ses brebis. Pierre qui a renié Jésus trois fois doit faire une triple profession de foi.

On comprend alors que par les trois questions qu’il lui adresse, Jésus n’a pas l’intention d’accuser Pierre en référence à sa triple trahison.  Jésus ne veut enfermer personne dans son péché mais au contraire l’en libérer.

Mais il y a plus, par ce triple mandat, Jésus confie officiellement à celui qui l’a renié la charge pastorale de l’Église ; et si Pierre fait cette réponse, « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » c’est à cause de l’amour particulier qu’il voue à son Maître.

C’est un amour qui ira jusqu’au martyre du chef des apôtres sur plus tard à Rome. Comme tout chrétien, Pierre rendra vivante en lui la figure du Christ par son "martyre", son "témoignage », tel est le sens du mot "martyre" en grec.

Ce jour-là, Pierre répondra sans hésitation à l’appel de son Seigneur. « Pierre, m’aimes-tu ? ». Chacun de nous est invité à mettre son nom à la place de "Pierre". Il s’agit pour nous de rendre compte de l’espérance qui nous anime, aussitôt que nous entendons Jésus nous confier une responsabilité envers les personnes dont nous avons la charge dans notre famille, notre métier, nos relations, dans notre quartier, dans notre société.

Jésus ne regarde pas la trahison de saint Pierre, il ne regarde pas notre péché mais plutôt notre avenir, notre sainteté. Il nous demande de l’aimer vraiment, avec notre volonté, avec tout ce que nous sommes à chaque instant de notre journée et de notre vie afin que nous puissions vivre et mourir par amour comme lui.

Comment montrer à Jésus que je l’aime ? « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. » (Jn 14, 23) Mettons-nous donc à la suite de saint Pierre pour chercher et aimer Jésus de tout notre cœur !

 

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27 mai 2020 3 27 /05 /mai /2020 09:10

Le 27 mai 2020, Mercredi de la 7ème semaine de Pâques(Jean 17,11b-19).

 

C’est la deuxième partie de la prière de Jésus pour l’unité. Jésus prie pour ses disciples. Jésus leur a fait le don de la parole du Père. Il demande pour eux la fidélité qui les gardera dans l’unité avec le Père, la même unité que celle qui est entre le Fils et le Père.

Jésus prie son Père, afin que nous restions dans la vérité.  Mais qu’est-ce que la vérité ? Dieu est Vérité, sa parole est Vérité. Rester dans la Vérité c’est rester dans la foi en la Parole de Dieu, c’est vivre notre vie dans l’obéissance à la Parole de Dieu.

Jésus sait bien que dans le monde le mensonge est puissant. On y triche, on y porte de faux témoignages sur les autres, on se ment à soi-même, on affirme mal ce qui est bien et bien ce qui est mal.

Et dans notre société actuelle on voit bien combien le mensonge est puissant. Même des chrétiens, donc des disciples du Christ, qui devraient vivre dans la vérité et la fidélité à la parole de Dieu se laissent embarquer par les idées et les mensonges du monde.

“La société moderne est en train de formuler un credo antéchristique qui vaut d’être excommunié de la société lorsqu’on s’y oppose”, affirme le pape émérite. A ses yeux “la vraie menace pour l’Eglise” c’est “la dictature mondiale d’idéologies prétendument humanistes”. (BENOIT  XVI, “On veut me faire taire”, le 04 mai 2020)

Il n’est donc pas inutile aujourd’hui, de rappeler cette prière de Jésus, et de nous rappeler qu’on ne peut être chrétien sans vivre selon la parole de Dieu, selon ce que la bible nous enseigne.

Il est urgent aujourd’hui de revenir à la parole de Dieu, et on ne peut y revenir, qu’en essayant d’en vivre tous les jours, de faire nôtre la prière même de Jésus : « Seigneur sanctifie nous par ta parole, sanctifie-nous dans la vérité : ta parole est vérité ».

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25 mai 2020 1 25 /05 /mai /2020 16:51

Le 25 mai 2020, Lundi de la 7ème semaine de Pâques, ( Jean 16,29-33) 

“Je vous ai dit cela pour que vous trouviez en moi la paix”. Ce dialogue entre Jésus et ses apôtres se situe lors de la Cène. Là Jésus ne leur parle pas en image mais avec des paroles claires directes … Et du coup ils affirment leur foi en Jésus, Fils de Dieu !

Jésus est certes content de leur foi, mais il ne veut pas les voir se bercer d’illusion. Il sait bien que la foi est facile à affirmer quand tout va bien, mais que ça l’est beaucoup moins quand tout va mal. Les apôtres ne se doutent pas de ce qui les attend, alors Jésus une fois de plus leur rappelle qu’il va être arrêté et mis à mort   et lorsque cela arrivera tout le monde partira, fuira !  Ou sera alors leur foi ?

Si Jésus leur parle ainsi c’est bien parce qu’il sait qu’il va ressusciter et que ses disciples retrouveront le chemin de la foi et du témoignage, de l’annonce de la parole. Et la dernière phrase de ce texte est très importante : Je vous ai dit tout cela pour que vous trouviez en moi la paix. Dans le monde, vous trouverez la détresse, mais ayez confiance : moi, je suis vainqueur du monde.

Le monde, n’est pas le paradis, et on le voit bien autour de nous, on le voit bien quand on regarde les infos …. La détresse fait bien partie de ce monde, et à nous seuls, nous ne pouvons pas la supprimer, nous ne pouvons pas résoudre tous les problèmes … bien des fois nous avons même du mal à  faire face aux difficultés, qui jalonnent notre vie. La crise sanitaire actuelle nous en dit long.

Ce que Jésus nous dit aujourd’hui ; c’est que nous ne sommes jamais seuls, il est avec nous, pour vivre avec nous à chaque instant de notre vie, pour nous aider sur notre chemin, pour nous apprendre aussi à aider les autres. Il veut faire de nous de véritables témoins de son amour.

La foi, la véritable foi, n’est pas seulement celle que l’on chante dans nos fêtes religieuses, dans nos réunions de prière, dans nos grands rassemblements ; la véritable foi est celle qui nous fait avancer avec Jésus alors même que les difficultés nous assaillent.

Seigneur je ne vois pas clair, mais je crois en toi, tu es le vainqueur du monde ! Seigneur je ne sais comment sortir de telle ou telle situation, mais je crois en toi, tu es le vainqueur du monde!

Seigneur je ne peux résoudre les problèmes de mes proches et encore moins ceux du monde mais je crois en toi Je crois vraiment que tu es le sauveur du monde ! Alors dans ma foi en toi je veux vivre selon ta parole, je veux te faire confiance et me livrer à toi car je sais que tu es le seul Seigneur et le seul sauveur ! Les paroles de Jésus nous invitent à la confiance, «  mais ayez confiance, moi je suis vainqueur du monde ». La confiance, c'est-à-dire la foi vivante qui nous unit à Jésus dans une communion d’amour, nous associe à sa victoire.

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24 mai 2020 7 24 /05 /mai /2020 10:57

Ce qui est beau et vraiment saisissant, c’est toute la place qu’occupe la prière dans les lectures lues en ce dimanche. On y voit manifestement la prière de Jésus faisant écho à la prière de l’Église. Après avoir nommé les onze apôtres, sans doute pour nous rappeler que l’Église n’est pas un groupe d’anonymes, la lecture du livre des Actes culmine dans une phrase très retentissante : « Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères ». Certains commentateurs pensent que ce moment est crucial dans la vie des apôtres. En effet, c’est en cette période qu’à la lumière de la résurrection, Marie initie les apôtres au mystère de la personne de Jésus, de sa mission et à la relecture des événements qui ont émaillé sa vie sur la terre. Qui, plus que Marie, peut être, pour les apôtres, le témoin intime de Jésus ? On sait qu’elle a gardé les événements de la vie de Jésus dans son cœur. Elle les a médités durant 33 ans ; à la passion, elle a le cœur transpercé, au point qu’elle a vécu trait pas trait, dans son cœur, la passion de Jésus jusqu’en devenir l’icône. Et la phrase ‘’tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière’’ dit toute la densité d’un travail en profondeur. Tout à la fois il ‘’ouvre à l’intelligence des écritures’’ et touche les cœurs quelque peu ‘’lents à comprendre’’ des apôtres. Surtout, ce moment leur rappelle qu’ils appartiennent à Jésus qui les a reçus du Père. Le travail de l’Esprit Saint ne dispense nullement l’homme à faire sa part. C’est donc un temps de préparation intérieur pour les apôtres.

Mais, il y a tout d’abord la prière de Jésus à l’approche de son heure, celle de la passion-mort-résurrection où apparaît le rayonnement du poids de l’amour et de la sainteté de Dieu qui vient délivrer, par Jésus, toute l’humanité. ‘’Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie’’. Par sa résurrection, le Père a glorifié le Fils. La prière de Jésus pour les disciples, c’est pour qu’ils entrent, eux aussi, dans ce commerce éternel d’amour du Fils qui demeure, de toute éternité, tourné vers le Père. Puisque les apôtres ont reconnu en Jésus le Verbe fait chair, l’Envoyé du Père, qu’ils reflètent donc la gloire de Dieu dans leur vie, qu’ils en deviennent des icônes.

Le groupe des apôtres en prière au Cénacle avec Marie est l’image de toute l’Église confinée. Qu’avons-nous à faire de mieux, pour que Dieu touche les cœurs, si ce n’est de nous laisser tout d’abord toucher par lui. C’est le sens de la prière de Jésus pour toute l’Église en marche dans le monde, parfois secouée par des vents contraires, à l’intérieur comme à l’extérieur. Surtout en ce moment où elle retient son souffle après la traversé du désert du confinement, l’invocation de l’Esprit consolateur et fidèle conseiller reçoit une tout autre dimension :

 

Viens, Esprit Créateur,

Visite l’âme de tes fidèles,

emplis de la grâce d’En-Haut

les cœurs que tu as créés.

 

Toi qu’on nomme le Conseiller,

toi, le don du Dieu très-haut

source vive, feu, charité,

invisible consécration

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23 mai 2020 6 23 /05 /mai /2020 08:47

Le 22 mai 2020, Vendredi de la 6ème semaine de Pâques (Jean 16-20-23)

Dans l'Évangile de ce jour, nous voyons Jésus distinguer la période qu'il est en train de vivre avec  ses disciples et celle qui sera la leur quand ils seront conduits par l'Esprit Saint. D'ici peu de temps, ils ne le verront plus ; il s'en va vers le Père. Ce départ passera par la Passion et la mort sur la croix. C'est alors que les disciples pleureront.

Mais sous l'impulsion de l'Esprit Saint, leur peine de ne plus le voir se changera en joie. Aujourd'hui comme autrefois, le Christ nous invite à abandonner  la peur, la tristesse et la douleur. Il nous invite à les enterrer dans son tombeau, à les effacer avec la promesse de la résurrection.  Il nous annonce sa victoire sur la mort et le péché. Il nous apporte une joie que personne ne pourra nous enlever.

Son message est source de joie: « Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète ». Notre joie chrétienne jaillit de la source de son cœur débordant. Il promet aux disciples: « Vous serez tristes, mais votre tristesse se changera en joie » (Jn 16, 20). Et il insiste : « Je vous verrai de nouveau et votre cœur sera dans la joie, et votre joie, nul ne vous l’enlèvera (Jn 16, 22). Par la suite, les disciples, le voyant ressuscité « furent remplis de joie » (Jn 20, 20).

Pourquoi ne pas entrer nous aussi dans ce fleuve de joie malgré cette crise sanitaire qui paralyse le monde?

Seigneur Jésus, hier, nous avons contemplé le mystère de ton Ascension, lorsque tu es monté au ciel et que tu as disparu de la vue des apôtres. Désormais, tu es assis à la droite du Père, c’est-à-dire que tu es partout en même temps. Tu es à nos côtés en ce moment, même si nous ne pouvons  pas te voir.

Seigneur ressuscité, fais-nous  sentir la douceur de ta presence en cette periode difficile.

 

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23 mai 2020 6 23 /05 /mai /2020 08:43

Pendant quarante jours, après sa résurrection, Jésus a accompagné ses disciples. Au cours de ses multiples apparitions, il les a instruits sur le mystère de sa mort et sa résurrection, sur le royaume de Dieu. Son ascension achève cette dynamique qui avait commencé depuis la résurrection, celle de sa glorification. Sa mort et sa  résurrection, son ascension et l’envoi du Saint-Esprit constituent pour nous, à la fois, des événement du salut et des facettes d’un seul et même mystère. La lettre de saint Paul aux Ephésiens (2è lecture) en parle comme du mystère de l’association de tous les fidèles à la gloire sans prix du même héritage, de la divinité du Christ.

De la même manière que  Dieu a déployé une énergie formidable pour tirer le Christ de la mort, de même Dieu déploie une puissance incomparable  pour les croyants. La résurrection du Christ préfigure la nôtre. Le Christ Tête de l’Église est glorifié.  Son ascension signifie sa glorification.  Désormais, chante la 1ère préface de l’ascension, ‘’le Christ est ce Roi de gloire devant qui s’émerveillent les anges’’. Sa glorification entraîne celle de tous les membres de son Corps. La même préface de l’ascension précise de manière encore plus belle : en entrant dans la gloire, le Christ ‘’ne s’évade pas de notre condition humaine : mais en entrant le premier dans le Royaume, il donne aux membres de son corps l’espérance de le rejoindre un jour’’.

C’est pourquoi entre le moment de son départ et celui de son retour à la fin du temps s’ouvre le temps de l’Église,  le temps du témoignage.  Jésus coupe court à la curiosité de ses disciples, intéressés à savoir le jour et la date   du rétablissement de ce Royaume de Dieu dont il parle tant. Comme pour les disciples, ce qui nous importe, c’est de commencer par disposer notre cœur à recevoir la force du Saint-Esprit. C’est vraiment lui qui nous investit de la force de témoigner. Comme si les disciples ne semblaient pas comprendre : quand le Christ disparaît à leurs yeux, deux hommes – exactement en vêtement blanc comme au tombeau vide – viennent leur rappeler qu’il faut se bouger. ‘’Il n’y a pas de temps à perdre à rêver, à regarder vers le ciel’’, leur rappellent-ils. Il faut partir,  il faut absolument s’engager à quelque chose. Il apparaît donc clairement que la promesse de la vie éternelle n’est pas un opium qui ferait vivre les chrétiens en dehors des défis du monde.

La fête de l’ascension coïncide avec la deuxième vague importante du déconfinement. Comme le hasard fait bien les choses,  pourrait-on dire. Et si cela était une occasion toute donnée pour tirer profit du temps d’approfondissement réalisé pendant ce temps de désert social, en mettant en place un nouvel espace de témoignage, un témoigner autrement. Pourquoi pas ?

 

 

                                                                                              Ambroise Longi

 

 

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