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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 10:23

Le 01 mai 2020, vendredi de la  3e semaine de Pâques(Jean6, 52-59)

Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? (Jean 6.52). Les contemporains et concitoyens de Jésus ont bien compris la portée de ses propos. Aussi longtemps que Jésus parlait du Pain de vie, ils ne pouvaient qu’être d’accord ; eux aussi rêvaient de pareille nourriture : Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là ! (Jean 6.34).

 

Mais dès que Jésus s’identifie au Pain de vie : c’est ma chair..., alors plus rien ne passe. Nous voilà en plein cœur du drame de l’Incarnation. Chacun y va de son objection : « Nous le connaissons... nous connaissons sa famille. Ce n’est qu’un charpentier... Il n’a pas étudié la Loi avec nos maîtres ».

On peut tout à fait comprendre pourquoi les juifs de Capharnaüm ont eu tant de mal à entendre les paroles de Jésus. Ils comprenaient ce que Jésus disait dans un sens matériel, évidemment inacceptable ou plutôt incompréhensible. Toutefois en méditant les paroles de Jésus on peut y découvrir une vérité lumineuse. 

 

La phrase-clé qui ouvre un sens aux affirmations de Jésus est la comparaison qu’il fait entre notre attitude à son égard et celle qu’il a vis à vis de son Père : «De même que moi, je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi».

 

Le mot qui ouvre le sens aux paroles de Jésus est le mot «par». Quand Jésus parle de manger sa chair et boire son sang, il entend montrer que, pour avoir la vie divine, il ne suffit pas d’accueillir les idées qu’il développe dans son enseignement. Pour vivre de la vie du Père, de la vie de Dieu, il ne suffit pas de suivre les idées de Jésus, il faut vivre avec lui, de lui, par lui. C’est par toute sa personne corps et esprit qu’il nous faut passer pour rejoindre le Père. 

 

La foi n’est pas d’abord un ensemble cohérent d’idées sur Dieu, elle est communion au Christ dans la totalité de son existence, communion au Christ dans la totalité de son être, corps et esprit. C’est pourquoi le petit mot «par» est essentiel : ce ne sont pas seulement les idées de Jésus qui font vivre, mais sa personne tout entière.

 

Lui-même l’avait dit explicitement comme nous le lisons dans ce même évangile selon Saint Jean : «Personne ne va vers le Père sans passer par moi» (14, 6.) C’est d’ailleurs la conclusion de toutes les prières eucharistiques : «Par lui, avec lui et en lui... à toi Dieu le Père».

 

Ainsi nous pouvons comprendre les paroles de Jésus ; quand il nous parle de la nécessité de manger sa chair et boire son sang, il nous demande d’avoir une communion profonde avec lui, c’est-à-dire non seulement avec ses idées, son enseignement, mais sa personne car c’est avec la totalité de sa personne corps et esprit qu’il se donne à nous. C’est d’ailleurs l’expérience de tout amour véritable où l’on se donne totalement, avec son corps et avec son esprit.

 

C’est pourquoi il convient dans le sacrement de l’eucharistie, de ne pas matérialiser le don qui nous est fait comme l’avaient fait les juifs dans la synagogue de Capharnaüm. IL s’agit d’entrer en communion avec le Christ ressuscité. Ce n’est pas sans raison si l’on désigne le moment où nous mangeons le pain consacré, la «communion».

 

 

C’est le moment d’une union intime avec le Christ vivant qui, par cette union nous fait partager sa vie divine et nous entraîne vers le Père pour l’aimer, le remercier et vivre de sa vie.

Demandons au Seigneur la grâce d'écouter et d'annoncer la Parole de vie, par l'intercession de saint Joseph, afin de travailler avec zèle, à notre sanctification et à l'édification de l'œuvre du Père : l'Eglise, corps du Christ

 

 

 

 

 

 


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