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11 avril 2020 6 11 /04 /avril /2020 10:47

Samedi saint : le grand silence

Entre la célébration de la passion du Seigneur et la nuit de Pâques, l’Eglise nous invite à contempler ce séjour du Seigneur dans la mort, cette « visitation » de la mort. Dans la symbole des apôtres, il est dit qu’il est descendu aux enfers.

Jésus est «descendu aux enfers»[1]

 

Il s'agit du séjour des morts chez les juifs dans cette expression.

Les enfers désignent, dans cette expression, le shéol, le séjour des morts tel que les juifs de l'époque le comprenaient : un lieu «en dessous de la terre», où les morts seraient comme en attente perpétuelle dans une non-vie, privés de la vision de Dieu.

Par sa crucifixion, Jésus «passe par la mort» avant que Dieu ne le ressuscite et donc «descend aux enfers», comme le dit le Credo. Sans doute ne faut-il pas chercher là un quelconque déroulement chronologique ou une définition géographique, mais la réalité du Fils de Dieu fait homme, qui s'exprime dans toutes les dimensions de l'existence humaine, jusqu'à éprouver la mort.

Dieu ne nous laisse jamais seul

Lorsque la foi chrétienne affirme ainsi que Jésus est «descendu aux enfers», c'est pour faire comprendre que Jésus peut rejoindre tout homme, quelles que soient sa souffrance, sa solitude, sa condition. Les enfers sont cette cruelle expérience que «plus rien ne peut nous atteindre». La vie et la mort de Jésus font que lui-même est passé par ce vide, cette absence totale de relation, jusqu'à ce

que Dieu le ressuscite. Ainsi le Christ, «premier-né d'entre les morts», nous rappelle que Dieu ne nous laisse jamais seul. Plus encore : puisqu'il s'est «relevé des morts», Jésus ouvre, par son passage, à chacun un chemin, et libère les hommes de l'enfermement de la mort. Enfin, par la «descente aux enfers» de Jésus, on considère traditionnellement que le Fils de Dieu entraîne à sa suite dans la résurrection toutes les générations mortelles, y compris les justes qui ont vécu avant sa venue sur terre. C'est ainsi que les icônes par exemple, le montrent fréquemment relevant l'ensemble des morts depuis Adam.
Ce qui n'épuise pas la question de l'existence de «l'enfer», au singulier.

[1] Repris du site « la croix »- « croire 

Matthieu (28, 1-10)

 

 

« Il est ressuscité et il vous précède en Galilée »

Après le sabbat, à l’heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent pour regarder le sépulcre. Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ; l’ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus. Il avait l’aspect de l’éclair, et son vêtement était blanc comme neige. Les gardes, dans la crainte qu’ils éprouvèrent, se mirent à trembler et devinrent comme morts. L’ange prit la parole et dit aux femmes : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez voir l’endroit où il reposait. Puis, vite, allez dire à ses disciples : “Il est ressuscité d’entre les morts, et voici qu’il vous précède en Galilée ; là, vous le verrez.” Voilà ce que j’avais à vous dire. » Vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples.
Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »

 

 

 

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