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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 11:09

Ce foutu virus secoue le monde entier.  « Souffrances » et « solidarités » nous plongent tous en pleine humanité, loin des artifices de toutes sortes.  C’est dans un cœur  de chair que les chrétiens accueillent la lumière de Pâques. Non pas la lumière qui éblouit, mais la lumière qui telle une veilleuse éclaire toutes les obscurités, balise le chemin de l’Amour,  ouvre de nouveaux horizons….toujours !

« Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! » C’est la salutation des chrétiens d’Orient !  Que cette victoire de l’Amour sur le Mal et la Mort apporte à beaucoup un surcroît de paix, de courage et de joie ! Belle journée de Pâques !     J.SOLOT

 

DIMANCHE DE PÂQUES

Actes des Apôtres 10, 34a. 37 -  43

Ps 117 (118), 1. 2, 16 – 17, 22 – 23

Lettre aux Colossiens 3, 1 – 4 ou la première lettre aux Corinthiens 5, 6b – 8

Jean 20, 1 – 9

Méditation

 

‘’Saisir la chance de la paix et d’une nouvelle vie’’

 

Après la plus liturgie de la veillée pascale au cours laquelle a retenti en plein milieu de la nuit le chant de la victoire – ALLELUIA – nous voilà entraînés dans la victoire de Christ : Il est ressuscité d’entre les morts ; la mort n’a pas le dernier mot. Et sa victoire sur la mort est surtout la victoire sur notre péché qui l’aura conduit à prendre à bras le corps notre destin. L’histoire a désormais un avant et un après. « Christ est ressuscité ! Alleluia, aux morts il a rendu la vie ». Par son sang versé, il scelle une nouvelle Alliance – bien plus qu’une amitié, il devient tellement l’un des nous que, par sa mort, il arrache le venin qui empoisonne nos vies,  et, par sa résurrection, il sème en nous le germe de l’immortalité. Nous devenons éternels.

De même qu’aucun cadeau n’a de valeur tant qu’il n’est pas reçu avec gratitude pour ce qu’il est, de même, la grâce de Jésus est là, donnée gracieusement, ne peut avoir d’effet en nous sans un OUI engagé de notre part. C’est par la foi qui sort de nos lèvres, l’espérance qui réjouit notre regard vers l’avenir, l’amour vécu qui cimente le lien de fraternité entre nous et la prière, lieu de notre offrande pour les uns pour autres que nous entrons dans la PÂQUES de Jésus. PÂQUES, PASSAGE d’un mode de vie à un autre. On dirait même aujourd’hui, opérer la transition écologique… Par sa PÂQUES, Jésus est passé de la vie terrestre, en chair et en os, à la vie en Dieu. Aussi la PÂQUES de Jésus qui rime-t-elle avec un changement de vie, un appel à la conversion pour des hommes et des femmes d’aujourd’hui, en vue d’une vie nouvelle dans le Seigneur. Certes, ce passage, comme chrétiens, nous le vivons, symboliquement dans le baptême. Il s’agit de le raviver en rejetant toute espèce de ‘’vieux ferments’’ qui pourrissent nos vies et celles des autres.

Le temps de confinement a curieusement coïncidé avec le temps de carême et prendra sans doute fin durant le temps de pâques. Cette expérience nous révèle notre fragilité. Et pour la première fois, l’humanité s’est sentie solidaire. À travers des initiatives louables et rénovantes, il est apparu qu’il est possible de vivre autrement, qu’un autre monde est possible ; celui qui donne priorité  à la fraternité, à la famille, au service des plus faibles, à l’hygiène, à la santé, à l’alimentation, bref au bien-être de tous. Que tant d’énergie capitalisée ne se perde pas. S’il est un vœu à formuler, c’est celui prononcé par le père Raniero Cantalamessa, à la prière du Vendredi saint dans la basilique saint Pierre. Face à la crainte de la récession après la crise du covid-19,  il donne un message d’espoir : Laissons à la génération qui viendra un monde plus pauvre en choses et en argent, au besoin, mais plus riche en humanité (…) Nous aussi, après ces jours (de confinement) que nous espérons courts, nous nous lèverons et sortirons des tombeaux que sont devenues nos maisons. Non pas pour revenir à l'ancienne vie comme Lazare, mais à une nouvelle vie, comme Jésus. Une vie plus fraternelle, plus humaine. Plus chrétienne!» 

Joyeuse fête de Pâques.

 

 

 

 

Jean (20, 1-9)

 

Parole et Evangile Lecture Audio Cliquez ici

 

 

« Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts »

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

 

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