Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 11:36

Le 08 avril 2020, Mercredi Saint (Matthieu 26, 14-25)

Judas se prépare à livrer Jésus pour 30 pièces d'argent, le prix du rachat d'un esclave. C'était l'un des Douze, un de ses plus proches. Jésus l'avait choisi et aimé au même titre que les autres.

Et maintenant c'est lui-même qui veut le vendre. En fait, le cœur de Judas s'est laissé séduire par les richesses. Jésus avait averti : "On ne peut servir Dieu et l'argent". Judas a fini par préférer l'argent. La racine de tous les maux, c’est l’amour de l’argent. » (1 Tm 6, 10). Depuis toujours, derrière chaque mal de la société, la présence de l’argent se laisse découvrir plus ou moins ouvertement.

Nous sommes à peu de temps de la fête de la Pâque. Jésus envoie ses disciples pour la préparer. C'est là, au cours du repas qu'il annonce que l'un des siens va le livrer. En réalité, ce n'est pas Judas qui livrait Jésus aux chefs des prêtres ; c'est Jésus qui "se livrait" par amour pour les hommes. Il ne cherche à anéantir celui qui le trahit. Il veut la conversion du pécheur et non sa destruction.

L’atmosphère est lourde et triste pour Jésus comme pour les disciples. Jésus sait bien que la Passion sera réelle: il ne fera pas semblant de mourir! La trahison de l’un des douze et la faiblesse des autres disciples ne sont pas pour diminuer cette lourdeur.

Quant aux disciples, il faut remarquer qu’ils ne demandent pas qui va le trahir mais bien: “Est-ce moi?” Ils ne se sentent ni forts ni sûrs de leur propre fidélité. Ils commencent à voir s’crouler leurs rêves d’un Règne de Dieu triomphant où ils pensaient avoir les premières places. Et ils n’ont pas encore la lumière et la force que leur donnera l’Esprit pour comprendre que c’est Jésus qui se livrait par amour pour les hommes.

Cette question de l'amour continue à être posée à nous disciples du Christ et à tous les hommes aujourd’hui. Judas n'est pas lointain ni étranger à chacun de nous. Trahir une personne, la voler, lui raconter des mensonges, c’est aussi trahir le Christ lui-même, celui qui disait à ses fidèles : « Chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait. » (Mt 25, 45).

Mais si nous accueillons la croix du Christ, nous serons libérés de toute trahison, de l'indifférence et du péché. La fidélité reste  une chose qui n’est jamais possédée une fois pour toute: elle doit être continuellement vécue.

Seigneur, Satan est toujours là et frappe à notre porte. Merci de tout ce que tu fais pour nous attirer dans les bras de Dieu. Pardon pour toutes nos trahisons même inconscientes souvent, elles sont fruits de notre faiblesse et de notre tiédeur spirituelle. Seigneur, augmente notre foi!

 

Joseph Kayembe

 

Évangile Matthieu (26, 14-25)

 

Lecture Audio : Parole | Evangile Cliquez Ici

« Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit ; mais malheureux celui par qui il est livré ! »

En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent. Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.
Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? » Il leur dit : « Allez à la ville, chez untel, et dites-lui : “Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” » Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque.
Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. » Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : « Serait-ce moi, Seigneur ? » Prenant la parole, il dit : « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! » Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! »

 

Partager cet article

Repost0

commentaires