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6 avril 2020 1 06 /04 /avril /2020 09:13

Le 06 avril 2020 Semaine Sainte : Lundi Saint(Jean 12, 1-11)

Onction de Jésus à Béthanie

La Semaine Sainte est là, nous y sommes. Semaine de grâce. Semaine pendant laquelle Dieu déverse son amour sur son Église et à travers elle sur le monde entier. Ouvrons notre cœur pour recevoir cet amour et répandre son odeur autour de nous pendant ce moment particulier que le monde traverse.

L’Évangile de Jean précise que l’événement de « l’onction  à Béthanie se produit « six jours avant la Pâque ». À quelques jours de la Passion, Jésus s'arrête chez Marthe, Marie et Lazare, une famille qui lui est très chère. En ces jours difficiles pour lui, ce lieu d'amitié est devenu son soulagement et son réconfort.

Nous avons ici l’un des rares textes de Jean qui concorde avec les trois autres évangiles. Jean est le seul à identifier la merveilleuse femme qui verse sur Jésus un parfum de grand prix. Les synoptiques ne donnent aucun nom de cette actrice : ils désignent une femme sans nom. Jean donne des précisions : il s’agit de Marie, sœur de Marthe et de Lazare, celui que Jésus avait ressuscité d’entre les morts.

Par contre, Jean ne localise pas en détail le lieu où se produit la scène : il indique uniquement la ville ou le village, Béthanie, et l’on pourrait croire que l’événement a lieu dans la maison de ces trois amis de Jésus, d’autant plus que « Marthe faisait le service ».

Marc et Matthieu situent la scène chez « Simon le lépreux », tandis que Luc, nettement plus « créatif » que Matthieu qui se contente de copier Marc, nous transporte dans la maison d’un pharisien assez ouvert pour inviter Jésus à dîner. Ce notable est pourtant choqué de voir son hôte se laisser oindre par une « pécheresse ».

Luc est le seul des évangélistes à identifier cette audacieuse « Marie » à Madeleine, la pécheresse pardonnée. Mais chacune des quatre versions de l’épisode souligne le non-conformisme de Marie. Elle brave les interdits. Elle n’a cure du qu’en dira-t-on. Elle déverse un parfum de trois cents pièces sur la tête de Jésus (selon Marc et Matthieu) ou sur ses pieds (selon Luc et Jean).

Quelle que soit la partie exacte du corps de Jésus qui bénéficie de cette coûteuse onction, la réaction des témoins de la scène est la même : une indignation vertueuse. Si on actualisait l’épisode, l’on se retrouverait effectivement parmi ceux qui seraient scandalisés, exactement comme Judas dans l’évangile de Jean : un parfum de « trois cents dollars » gaspillés d’un seul coup alors qu’il y a des sans-abri qui meurent de faim!

Judas reproche ce gaspillage : "On aurait pu vendre ce parfum 300 pièces d'argent et le donner aux pauvres".

Ces 300 pièces, c'était le prix d'une année de salaire pour un ouvrier. Marie n'hésite pas à sacrifier cette somme pour Jésus. Quant à Judas, il se contentera de 30 pièces pour le livrer. Et nous, quel prix donnons-nous à Jésus ? Ce geste de Marie était un geste d'amour. Ce parfum  anticipait l'huile dont le corps allait être enduit lors de sa sépulture.

Jésus prévient ses disciples : Des pauvres, vous en aurez toujours mais moi, vous ne m'aurez pas toujours". À travers son geste d'amour, Marie nous apprend comment nous faire proches des faibles et des malades tout au long de nos journées. Les pauvres, nous les aurons toujours parmi nous. Beaucoup habitent près  de chez nous . À travers eux, c'est le Christ que nous rencontrons.

 

 

 

Évangile (Jn 12, 1-11)

Parole et Evangile Audio Cliquez ici

 

Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts. On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus. Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle répandit le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l’odeur du parfum. Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? » Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait. Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. » Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait réveillé d’entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus. – Acclamons la Parole de Dieu. 

 

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