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19 avril 2020 7 19 /04 /avril /2020 10:06

 

 

DIMANCHE DE LA MISÉRICORDE DIVINE

Actes 2, 42 – 47

Psaume 117(118), 2 – 4, 13 – 15b, 22 – 24

1ère Lettre de Pierre 1, 3 – 9

Jean 20, 19 – 31

MÉDITATION

« Oser le défi de l’espérance face à la honte de sa fragilité »

 

L’histoire de Jésus ne cessera d’émerveiller ceux qui désirent enrichir leur cœur au trésor d’amour du cœur de Dieu, révélé en Jésus-Christ. Elle commence par l’annonce faite à une fille ‘’prédestinée’’ – Immaculée conception – mais qui n’a pas perdu sa liberté de dire ‘’oui’’ ou de rejeter la mission de Dieu. Ainsi le Christ est engendré dans le cœur de Marie, par la foi, avant de l’enfanter dans sa chair. La première annonce de la résurrection, quant à elle, est faite à une autre femme, celle-ci, Marie Madeleine, une prostitué pardonnée et libérée de sept démons. Entre les deux, c’est la Passion de Jésus au double sens du mot : comme souffrance et comme obsession. Mais dans l’un comme dans l’autre cas, il s’agit d’un cœur qui brûle d’un désir  très fort, celui d’attirer les hommes, pour les transformer en brasiers d’amour qui réchauffent les cœurs d’autres personnes, refroidis par la maladie, la solitude, la misère, et/ou endurcis par les déceptions,  le doute...

En Marie Madeleine, Jésus annonce les couleurs de sa résurrection à tous les blessés de la vie – portés à se marginaliser –  que l’espoir est possible ; ni les condamnations des autres ni la honte de soi-même ne peuvent avoir le dessus. Bien plus, la résurrection est une force de transformation. Certes, la personnalité extérieure ne change pas, mais c’est l’homme intérieur qui change. On devient plus libre. La face du monde n’est pas changée avec la résurrection du Christ, cependant on adopte une façon de vivre qui est signe d’une transformation profonde. Tel est le chantier pascal.

C’est, en effet, le sens de la PAIX que le Christ donne à ses disciples – et cela, par trois fois. Une paix face à trois peurs ou formes de gênes. Premièrement, au niveau du groupe, la crainte des représailles des juifs. Pour avoir tué leur maître, ces derniers pouvaient à tout moment s’engager à exterminer le groupe. Ensuite, chacun individuellement, la honte d’avoir laissé tomber leur ami au moment où il avait le plus besoin de leur amitié et de leur soutien;  eux ont préféré sauver leur peau. Enfin, la peur  des remontrances de Jésus qui pourrait leur rappeler leurs vaines promesses de fidélité indéfectible. Rien de tel quand il leur apparaît : il leur la PAIX du PARDON sans condition ; il leur donne l’ESPRIT SAINT – on dirait même qu’il renouvelle leurs esprits et leurs cœurs – et il les envoie témoigner de la force de l’amour. La première communauté va oser TÉMOIGNER  de l’espérance qui l’habite grâce à la prière et au partage du pain et des biens.

PÂQUES rime avec la joie du pardon. Le PARDON qui libère ouvre à l’ESPÉRANCE. Cette espérance même qui a été l’objet de la prière de Saint Claude  La Colombière :

« Les hommes peuvent me dépouiller et des biens et de l'honneur, les maladies peuvent m'ôter les forces et les moyens de te servir, je puis même perdre ta grâce par le péché; mais jamais je ne perdrai mon espérance, je la conserverai jusqu'au dernier moment de ma vie, et tous les démons de l'enfer feront à ce moment de vains efforts pour me l'arracher : « Dans la paix, moi aussi, je me couche et je dors ». Certains peuvent attendre leur bonheur de leurs richesses ou de leurs talents, d'autres s'appuyer sur l'innocence de leur vie, ou sur la rigueur de leurs pénitences, ou sur le nombre de leurs aumônes, ou sur la ferveur de leurs prières. Pour moi, Seigneur, toute ma confiance, c'est ma confiance même ; cette confiance ne trompe jamais personne. Je suis donc assuré que je serai éternellement heureux, parce que j'espère fermement de l'être, et que c'est de toi, ô mon Dieu, que je l'espère. Amen.»

 

Jean (20, 19-31)

 

 

Parole & Evangile en lecture audio

 

« Huit jours plus tard, Jésus vient »

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »
Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom
.

 

 

 

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