Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 19:51

 

Présent !

 

Le présent, c’est entre le passé et le futur, entre ce qui a été et ce qui sera.

Souvent, on nous dit qu’il faut profiter de l’instant présent, comme d’un cadeau pour aujourd’hui. Prendre le temps de vivre bien l’aujourd’hui de la vie.

Tout en acquiesçant à cette invitation, il me semble pourtant intéressant de ne pas oublier le passé et d’avoir des perspectives d’avenir.

Les visites organisées dans les camps d’extermination n’ont-elles pas comme but de rendre attentif à ce qui s’est passé pour éviter que ces horreurs se reproduisent demain.

Le croyant de la Bible est lui aussi dans l’aujourd’hui mais avec un regard tendu vers le passé et un œil ouvert sur l’avenir. La Bible elle-même, ce vieux livre,  renferme ce trésor offert par Dieu d’une vie en Alliance avec lui. Je crois que c’est une des grandes missions de l’Esprit que de conjuguer ces anciens récits au présent et qu’ainsi se dessinent pour nous des chemins d’avenir. L’Esprit rend ainsi fécond le temps présent, nous préservant de la nostalgie, du rempli frileux ou de la fatalité.

N’ayons pas peur de l’invoquer à l’heure où des morceaux de la vie de l’Eglise locale (je pense notamment au départ des Filles de la Charité) disparaissent. Mais aussi à l’heure où les enfants et les jeunes entrent dans cette période d’examens. L’Esprit ne va pas étudier à leur place ! Il peut bien cependant apporter courage et paix, des atouts à consommer sans modération.

                         Abbé Jules SOLOT

 

 

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Prochainement dans le doyenné 

 

Par JS
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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 11:24

Les joies de mai

  

Fête des mamans, fête de la foi, fête de la première des communions. La fête est à l’honneur durant ce mois de mai. Ajoutons encore la joie d’un pélé que l’on prépare ou que l’on vit. Ou encore la joie de savoir lire ou écrire. Et en bon citoyen de cette Cité, la joie du Rire.

Je sais bien que toutes ces joies peuvent être teintées de tristesse. A cause de la mort d’un proche, de la désunion des familles ou tout simplement parce qu’on n’a pas le cœur à la fête. Malgré tout, j’ose nous souhaiter de vivre à travers tout cela de la joie en profondeur .

  

«  Il y a la joie qui vient du dedans et il y a celle qui vient du dehors : je voudrais que les deux soient tiennes. (… ) J’aime les joies du dehors. Je n’en renie aucune. Toutes, elles sont venues dans ma vie quand il le fallait.

Mais j’ai besoin de quelque chose qui n’a pas de fin, qui ne peut pas finir. Et la joie qui vient du dedans ne peut pas finir. (…) Je la trouve aux heures de silence, aux heures d’abandon. Son chant m’arrive au travers de ma tristesse et de ma fatigue ; elle ne m’a jamais quitté. C’est Dieu ; c’est le chant de Dieu en moi. Cette force tranquille qui dirige les mondes et qui conduit les hommes et qui n’a pas de fin, qui ne peut pas finir.

Je voudrais que les deux soient tiennes. Mais si une seule devait t’appartenir, si pour toi, je devais choisir, je choisirais la joie qui vient du dedans. »

 

Puisse cette joie nourrir nos rassemblements et nos solitudes !

 

                                                                             Abbé Jules SOLOT

 

 

 

Par JS
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Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 11:35

 

  paques 2

 

 

 

Lumière pascale

 

L’accident de Sierre provoquant la mort d’enfants et d’adultes a plongé le pays dans un profond sentiment de désolation. Plus près de chez nous, ces dernières semaines, une série de décès ont marqué la vie des familles.

 

Ainsi sommes-nous amenés à reprendre conscience de la fragilité de notre existence et de tous nos systèmes de sécurité.

Loin de moi l’envie de sombrer dans le misérabilisme pour amener à la foi. Car cette foi n’a pas réponse à toutes nos questions et ne balaie pas d’un coup de baguette magique notre désarroi. Ne permet-elle pas cependant de relever la tête et de regarder, non pas dans le vide, mais vers la croix ? Et cette croix vénérée au cours de la semaine sainte est pour les chrétiens le signe fort d’un Amour plus grand que le mal et la mort. Cette Croix, comme un arbre au printemps, porte en elle une énergie divine à laquelle nous pouvons puiser chaque jour. A côté de la croix va briller dans les églises le cierge pascal sur lequel se trouvent inscrits les chiffres de l’année 2012 et les deux lettres Alpha et Omega, première et dernière lettres de l’alphabet grec. Que la lumière de Pâques nous éclaire tout au long de l’année, dans les bons comme dans les mauvais jours.  Joyeuses fêtes pascales !

                                                                                                                                                                       Abbé J. SOLOT 

                       

Par JS
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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 10:41

 

Editorial de février

 

 Raisons de vivre

 

La vie n’est pas simple pour un bon nombre de citoyens. Les restrictions budgétaires se font sentir, surtout pour les personnes aux revenus limités. Quand le loyer et les charges sont payés, il ne reste pas grand-chose pour la nourriture. Et mieux vaut ne pas tomber malade.

Pour faire face, des services publics sont en place et des associations donnent un coup de pouce.

Je voudrais ici mettre en avant une autre dimension de l’aide que l’on peut recevoir ou donner  quel que soit d’ailleurs le statut social. De quoi s’agit-il ? De la rencontre,  tout simplement.

Rencontre à la maison ou dans des groupes structurés. Rencontre par SMS, mail…mais plus encore « en direct », lorsque je vois le visage, entends le ton de la voix et devine un peu les sentiments cachés derrière les mots.

Une rencontre, comme un sourire, ça ne coûte pas grand-chose si ce n’est l’effort de sortir de chez soi ou d’ouvrir sa porte en essayant de mettre les préjugés de côté.

Dans la foi chrétienne, le visage de l’autre est aussi reflet du visage de Dieu. Toute vraie  rencontre devient donc lieu de salut, de résurrection.

A la Chandeleur, nous fêtons une rencontre lumineuse entre le vieillard Syméon et l’enfant. Puisse cette lumière éclairer nos rencontres de ce mois et aussi l’entrée des chrétiens dans ce grand temps de libération qu’est le carême.

                                            

                                      Abbé J. SOLOT

 

Par JS
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Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 14:23

 

       

  

 

Autre regard !

 

Quand on pense à D(d)ieu, on l’imagine assez spontanément au-dessus de nous, un « être supérieur » parfait, puissant, éternel…en un mot le contraire de nous qui sommes tordus, limités et mortels. Un tel D(d) ne m’intéresse vraiment pas.

Mais voici qu’arrive la fête de la Nativité. Et qu’est-ce que nous voyons ? Un enfant couché sur la paille d’une mangeoire. Sur son visage, les chrétiens croient discerner les traits du visage de Dieu. Dieu sur la paille ! Du jamais vu ! Et quelques temps plus tard, Dieu étendu sur le bois d’une croix ! A y perdre son latin ou son anglais !

Si le Seigneur était né au palais du roi ou dans le temple, on aurait pu croire que seuls les princes et les prêtres étaient dignes de lui. Mais sur la paille, il se met à la portée de tous, à portée de mains !

Je nous souhaite un beau moment d’émerveillement devant la crèche. Que notre visage s’illumine devant ce mystère du Dieu-fait-homme ! Qu’il nous entraîne à reconnaître le visage de Dieu sur un visage d’homme ou de femme, d’enfant ou d’aîné, de bien-portant ou de malade, de chrétien et/ou de chercheur de sens. Qu’il ouvre aussi nos mains et nos cœurs au partage et à l’indispensable solidarité.

Joyeux Noël et bonne année 2012 dans la rencontre de Dieu et de Dieu dans l’autre !           

 

Abbé J. SOLOT

 

 

Prochainement dans le doyenné   ....     

 

 

     Dimanche 8 janvier à partir de 12h00 : brunch paroissial des mages à la maison paroissiale

Bar à soupe, croque-monsieur, galette des rois, Trappiste,...

  

La maison paroissiale ouvre ses portes le temps d’un midi pour proposer un repas digne des rois ! Pas dans le menu, qui sera simple, mais par la qualité de la rencontre en ce dimanche qui suit le passage à l’an neuf. Voici une belle occasion de fêter le nouvel an avec d’autres familles ou d’autres paroissiens ! Et qui sait, de repartir avec le titre de roi ou de reine d’un jour.

Bienvenue ! 

 

 

 

Par JS
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